27/05/2017

Bleu blues

Alors, voilà, j'ai fini par remonter, il fallait bien s'y résigner ! Un trajet sans embarras, dans un compartiment réservé, salon privé de classe première déclassé. Tranquillement installée, dérangée seulement par deux agents de la sécurité de rail, embarqués à Lille, capitale de la Flandre, éructant en flamand. Sans gêne mais armés. Pour protéger qui, je ne sais, mais pas moi en tous cas ! Pour protéger quoi, dans ce convoi ? Peut-être le contenu des valises prestement chargées à Roissy. Des agents pas rassurants, on a commencé à s'y habituer. Des armes partout, des regards suspicieux, de la méfiance et de l'indifférence, des mateurs et des amateurs. Au marché, au centre commercial, au concert, à l'opéra, à la ville comme à la gare. Un peu, beaucoup, partout, improbables et, au final, inutiles. Manchester en manchette.

Pendant ce temps, dans ma rue, deux policiers cyclistes poursuivent un gros camion à coups de sifflet ! J'ai bien aimé la scène, tirée d'une bédé digne de l'Agent 212 ! Ils ont fini par l'arrêter, je ne sais pour quel motif, j'ai passé mon chemin. Repris la route, le bus, les habitudes. Pris des détours aussi, par le Brabant vallonné. Revu des ami-e-s. Revu la maison de lilas embaumée, cachée sous le figuier. Il me remonte des parfums de loin. De ces arbres que j'ai plantés et qui continuent à grandir sans moi. Ce ne sont pas tout à fait mes racines, ce sont des origines et des souvenirs mêlés.   

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Lilas et figues

A la gare de Namur, j'ai loupé la correspondance, j'ai emprunté l'escalator qui n'était pas en panne. Trop pressée, j'ai raté une marche, j'ai chu. Aucun agent pour me relever, seulement la main d'une dame compatissante. Jambon grillé sur le gril, genou amoché. J'aurais pas cru que ça fasse si mal. Désormais, ce sera l'ascenseur, quoi qu'il advienne !   

Pendant ce temps, l'étudiante étudie. Motivée par son départ annoncé. Acceptée à l'université de Nagoya, son dossier validé, son billet d'avion réservé. Ouf ! Manquent encore le visa, l'assurance et la banque. Parce que là-bas rien n'est comme ici ! Ni les retraits d'argent, ni les mutuelles, ni les appels en urgence. C'est loin, le Japon, c'est une île à l'autre bout du monde... Elle y sera bientôt, départ fin août, retour après Noël. Reste à profiter de l'été ! Et de la terrasse partagée avec un stagiaire français. Ici, rien n'est jamais évident, le bleu toujours un peu différent.

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Bambou de chez nous

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14/05/2017

Devinette...

Quelle est cette ville ?

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Un château qui n'est pas d'Avignon

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Une rue au croisement rhodanien

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Un dimanche à l'abandon

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Ce n'est déjà plus le Vaucluse...

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Un indice de taille, té con' cool

 

12/05/2017

Bleu nuageux

Alors, comme promis, je vous avais dit, elle n'est pas passée ! Et je ne suis pas remontée. J'ai laissé filer, délaisser, le temps détrempé. Détrompez-vous, ce n'est pas l'ennui, c'est l'envie de rester. Briser la règle, recouvrer un peu de liberté. Respirer, calmer ce coeur qui s'écoeure, ces tempes qui s'estampent. Guetter le bleu entre les nuages, et toujours pas d'images. Vivre au Sud comme au Nord, à profiter de chaque éclaircie. Comme c'est étrange, comme le climat change. Ou alors seulement que je vieillis... J'ai les mots, plus les photos.

Mistral s'invite, et tout redevient bleu. Mistral s'évite, et tout redevient gris. Le vent s'inverse, la vie s'averse. Je devrais écrire des chansons. Puis, les chanter pour justifier l'ondée. Décapotée la voiture jusqu'aux Saintes, Miréio sans chapeau imprudemment décoiffée. Les pieds, entre les rochers, dans l'eau claire se baigner, aurelia aurita près de moi. Ne plas glisser. Assurer, assumer. J'ai opté pour la casquette d'acteur des temps présents, celle qui me fait croire que j'ai encore un rôle à jouer. J'ai levé l'option sur la maison. A Vaison, il y a des rêves qui s'échappent, n'en finissent pas de s'évaporer. Me sens un peu déprimée par ce printemps mouillé. Alors, je retourne à l'Université. 

J'arpente les rues ensoleillées comme les rayons emplis de bouquins sur le Japon. J'admire les murs dorés de la faculté, la lumière tamisée qui berce cette insolente jeunesse. A la photocopieuse, trois mille ans de peinture chinoise et une étudiante chinoise, qui m'interpelle. Elle rêve de gestion, de son pays qui lui manque, d'ici peut-être et demain ailleurs. Elle parle aussi bien français que ma fille désormais parle mandarin, enfin, je voudrais bien. Le festival se prépare, son départ s'organise. L'été sera chaud cet année.

Pour changer, j'ai réussi à voir une pièce du festival off avant le off ! Il paraît qu'on aurait vendu le pont d'Avignon mais c'est tout faux. C'est pour rire et pour sourire, avé l'accent. Avé les chansons de Mireille aussi.  Hé oui, entre le Rhône et la Durance, elle a chanté, par ici, pas seulement à Osaka. C'est assez bien vu, ma foi, ce qu'on entend quand on arrive au pays des cigales. Quand on débarque pour la première fois dans cette ville en quête d'un logement. Pour y rester, s'y installer.  Putaing cong, bientôt cinq ans! Et toujours sans raison, ni racines, me manquent les rimes. Alors, je retourne au jardin agricol, avec son air anglais et son clocher perché. Je vais humer les roses. Elles ne sont pas bleues, je vous rassure. Elles sont jaunes, et rouges, et roses, et flamboyantes. Je cueille l'espoir à pleines gorgées. Ne sais quand remonterai...

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Rrose Sélavy

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hé hé, on dirait que les photos revivent...
Patience, les autres vont suivre !

 

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05/05/2017

Bleu de mai

Au premier mai, il y a des travailleurs, des odeurs qu'on appelle parfums, des relents de printemps. Des roses qui embaument au jardin, du muguet qu'on offre au matin, des fraises qu'on déguste à la main. Il y a une légèreté qu'on voudrait décliner. Une indolence à rêvasser. Au milieu du Rhône, sur l'île de la Barthelasse se promener, croiser des gens. J'adore ça ! Des gens tous différents, très mélangés. Pas seulement des enfants, avec leurs parents. Pas seulement des grands-parents. Pas seulement de jeunes amoureux, pas seulement de vieux amants. Pas seulement des femmes voilées, des filles dénudées, des gars torse-nus, des gaillards tout barbus. Pas seulement des pêcheurs du dimanche, des mémés emperlées, des dragueurs patentés. Pas seulement des familles, aussi des amis, parfois des voisins. Des gens même qui viennent de loin, de l'autre rive du fleuve, de l'autre rive de la Méditerranée, des étrangers qui parlent une langue étrange, des gens avec plein d'accents chantants. Il y a des ballons, des trottinettes, des poussettes, des vélos, des glaces, des cannettes, des cannes, des canetons et des canards. Douce France, celle que j'aime ! Il se dit qu'elle passera. Elle ne passera pas, je te le dis moi, té ! 

 

 

[en attendant, les images, très belles pourtant, non plus ne passent pas]

— Interlude sans raison —

 

   

30/04/2017

Bleu marron

Le front de l'air est frais. Ce dimanche, 21° à Lîdje, 16° à Avignoùn. Cherchez l'erreur ! Les tendances inversées, le pays renversé, on marche cul par-dessus tête.


Le front républicain, effondré, laminé, écartelé, se pince le nez pour aller voter. Il est pour tout dire inexistant. Son représentant est moins crédible qu'un commercial qui essaierait de vous jeter de la poudre à laver plus blanc que nul. Il ne vend rien, il ne propose rien, il ne fait rien. Il commémore sa propre victoire. Fleurs et couronnes sur la tête des morts et victimes d'une guerre, où il n'incarne aucune forme de résistance. Ça frôle l'indigestion. Sur le pays divisé, il appuie. Manquerait plus qu'il essaie de nous faire avaler des pastilles de vichy. De force, parce qu'il peut devenir méchant, le garçon. Cassant, dans ses intonations, il serait bien capable de nous la faire à l'envers.

Voilà un moulin, qui brasse du vent et de l'argent, sans jamais parler d'écologie. Pas le moindre projet qui enflamme les esprits, sauf à diriger par ordonnances, à pourchasser les chômeurs. Aucun emballement à voter pour lui, aucun rapprochement salutaire. S'il pouvait donner au moins une bonne raison d'y croire, d'en vouloir ? Que nenni. Je suis, donc je suis, l'élu divin du premier tour. Hubert, prenez-en de la graine, l'avenir avec moi, ce sera micro rien pour tout le monde, sauf pour moi, à la une de gala. Il y a du tyran dans ce comportement et cet égo-là m'a glacé les sangs.

Faites gaffe, ça commence à se voir et se savoir. Aussi peu convaincant et aussi peu engageant, il ouvre un boulevard pour le front national ! Une digue a sauté. Pour ne pas être dindons marronés, combien d'électeurs écoeurés pourraient lui préférer marine ? C'est très perturbant ce nouvel engouement pour une femme, qui désormais rassure quand l'autre inquiète ! Logique cependant. Quand elle met de l'eau dans son vin, propose un premier ministre gaullien, qu'on n'appellerait pas gaulliste. Quand elle est à l'usine comme à la mer, elle nous mène en bateau. Elle surfe et recycle toutes les idées qui passent, en y mettant beaucoup d'émotion. Le pathos, faut admettre que ça plaît. Pouah, j'ai mal à la tête. Elle bat campagne, comme une politique sait faire. Et ce n'est pas un perdreau de l'année, fut-il excité, qui pourra la contrer. J'en ai peur. Tout le monde ici a peur. La situation est grave, les gens. Et ce n'est pas faute de l'avoir dit, depuis longtemps... Cassandre, je me sens parfois tellement.

Bien sûr, vous l'aurez compris, dans le Sud, je suis redescendue. Le train était à l'heure, l'ascenseur du quai 10 fonctionnait. Un voyage sans encombre, encombré seulement des valises des retraités prêts à se réfugier sur la Côte d'Azur. Soyez sans crainte, ils n'iront pas plus loin. Nul privilège n'est menacé. Gronde seulement cette sourde menace d'un pays qu'on enchaîne, où les gens n'osent plus se regarder. Qui a voté quoi ? En Vaucluse, c'est noir, partout. Sauf à Avignon, bien sûr. Un peu partout, ailleurs aussi, heureusement, fleurissent encore des "phi" comme des signes d'amour et d'espoir qui ne s'effacent pas. Sur une gouttière, au coin d'un trottoir, au péage de l'autoroute. Au centre d'un rond-point, un panneau en grand, "nos ancêtres ne sont pas tous gaulois"! A l'abribus de Maubec, quelqu'un a écrit et posté, un long poème, qui parle de soleil pour tous et de jours meilleurs, signé anti-f-haine. Dans la ville, dans les champs, le chant des partisans s'entonne déjà. La campagne se prépare pour les troisième et quatrième tours. D'ici, là, on aura encore mal au crâne, et la nausée, et mal au coeur.

 

 

 

 [ image bleue qui ne passe pas ]

 

 

 

 

25/04/2017

Bleu insoumis

Alors, j'ai repris mon coeur en main. Respiration et concentration. Pour évacuer le stress, cohérence cardiaque, dit le docteur, qui est une doctoresse sans tresses. Plus facile à dire qu'à faire. Car, voyez-vous, ce qui ne m'indiffère pas me transperce. Et l'état du monde m'inquiète. C'est idiot, c'est comme ça, je n'y-peux-n'y-maille. C'est du wallon-de-russie —ou je ne sais nin— qui me vient de loin, certainement des ancêtres de la plaine, de ceux qui ont migré. Parce qu'il se trouve que, oui, les gens bougent, et ce depuis des millénaires !

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Zone de tournage v/chantier à ma fenêtre
Parfois, je me fais des films  !

En ce printemps très incertain, le choeur de la France insoumise m'a mis du baume en coeur. Mélenchon —avec un e— m'a fait un bien fou ! Je me suis régalée de tant de gens réunis à Marseille, de ce discours de paix, aux accents gaulliens, sur la Canebière, mes frères. Tant et tant de gens sur la plaine de Filtres, qui est une Prairie, à Toulouse, avec ce beau discours aux accents de Jaurès, né à Castres non loin de là. Vingt-deux ans me séparent du Tarn et de l'Aude, de mes rêves d'en-France. En couleurs virtuelles, aux visages réjouis, j'ai revisité la France, celle que j'aime, que j'ai aimé. A Lyon, à Dijon, à Lille au Zénith, où je suis passée le mois dernier. A Paris, au quai Valmy, une dame portait une brassée de lilas blancs, et comme j'aime ça. A la Bellevilloise, où je fus il y a 5 ans déjà. Tant de lieux emblématiques, avec des gens, plein de gens, souriants, espérant, rêvant d'un monde à construire et à réinventer. Un monde résolument différent. Comme j'ai aimé ça ! Comme si je retrouvais une famille, ma vraie famille, celle des idées déclinées, des poèmes récités, des chants de résistance. De l'écologie comme une évidence, et une belle intelligence collective, avec des vidéos bien montées, des jeux malins, de l'imagination au pouvoir. C'était tellement enthousiasmant, que mon coeur s'emballait trop souvent...

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A Marseille, on a rêvé la vie plus belle !

Bien sûr, il a fallu que le rêve s'arrête. Le réveil fut brutal. J'en suis encore tout groggy. Et là, me voilà plongée en plein cauchemar. Enfin, eux, nous, tous ! Quel enfer, la peste brune s'est infiltrée partout, pestilentielle. Et face à elle, n'importe quel singe avec un chapeau ferait l'affaire, aurait dit ma mère ! Parfait, en voici justement un. Un qui zézaye, qui tient des discours abscons, et c'est pourquoi sûrement on l'appelle comme ça. Il ne dit rien qui soit intelligible, ni surtout intelligent. Il cherche encore ses mots, son programme, il dit un peu tout et son contraire, il est parfaitement aux affaires, surtout financières. Un doute m'habite, il se dit que ce serait une marionnette. Un pantin aux mains d'un ventriloque qui se nomme CAC-CARANTE ? Oui, de fait, ça pue.

Alors, calme-toi mon coeur ! Matilde est revenue, ma famille retrouvée, je ne vais pas la lâcher. D'ailleurs à Avignon, je suis rassurée, les Insoumis sont victorieux. Et partout, les jeunes (18-24 ans), ce qui est très encourageant pour l'avenir mais rageant pour l'instant. D'autres combats nous allons menés. Enfin, nous ? Surtout eux. Parce que moi, je vacille beaucoup plus qu'avant. La flamme n'est pas éteinte mais il faut l'entourer de beaucoup d'attention. Bon, les gens, demain je descends le temps d'une campagne qui s'annonce très polluée. Mais Mistral va balayer tout ça ! Et puis je remonte, vite fait, le 7 au matin, avant que la haine ne referme l'espace Schengen. El pueblo unido jamas sera vencido, comme dirait les Latinos. Mais, c'est vrai, j'oubliais, la France ne sera jamais membre de l'alliance bolivarienne et c'est bien dommage pour la Guyane...

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Pour soigner mon coeur... une attention particulière de ma fille. 
Je me demande si je ne vais pas migrer par là !

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15/04/2017

Des bleus au coeur

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Depuis quelques semaines déjà, j'avais envie de poster de belles images du printemps arrivé. Je fus retardée. Tant d'imprévus que le temps ne rattrape plus. Toujours ce lapin blanc qui court en vain et nous pose un lapin. Le coeur s'emballe, le coeur s'affole. J'ai donc testé pour vous le service des urgences de la citadelle et je peux vous dire que j'ai dé-testé. Il ne vaut pas le détour. Si vous pouvez éviter, passez votre chemin.

D'abord, parce qu'on est à Lîdje ! Si j'ai miraculeusement réussi à éviter le couloir des urgences, qui ressemble un camp de réfugiés pas encore démantelé, je me suis rapidement trouvée enfermée dans une salle très pâle et pas trop sale. C'était si calme qu'on aurait facilement pu oublier que j'existais, et même j'aurais pu cesser d'exister, sans que personne ne s'en inquiète. Mais il paraît que je suis de nature beaucoup trop inquiète ! Seul le moniteur sonnait sans rime et sans raison, ce qui n'étonnait personne. Il était déréglé, paraît-il, ce qui était parfaitement rassurant. Après 5 heures passées, sans autre indication, il a fallu migré vers des lieux moins sereins, qui n'étaient pas à Seraing non plus. "Mais où j'vais la mettre celle-là", s'insurge en me voyant l'infirmière du département de cardio (dites 33), déserté de ses occupants après ce qui devait être une attaque de ninjas. Après une nuit passée sans trop savoir pourquoi, espérant des lendemains qui chantent, me voilà exaucée ! Au petit matin, je me retrouve dans une volière...

Dire que j'avais failli oublier que j'étais à Lîdje, ville conviviale s'il en est ! Ca babille, ça piaille, ça caquette, ça craquette, ça cancane, ça glapit, ça glousse, ça glouglote, bref, pour tout dire, ça bavarde ! Haut et fort. C'est joyeux, futile et léger, totalement indifférent à la souffrance des patients, qui de toute façon sont absents ou mourants ou seulement incontinents. Ce n'est pas qu'on se sente seul mais, quand on appelle, on attend en vain que quelqu'un vous entende. Parce que bien sûr, ici et comme nulle part ailleurs, vie privée et vie professionnelle sont parfaitement mélangées. Chacune y va de son histoire personnelle, des derniers potins, des bêtises du gamin, de la soirée agitée, des boucles d'oreilles, de la voiture en panne, du mari qui passe qu'on appelle parfois amant, et de tout ce qui fait que c'est terriblement et absolument vivant. J'ai oublié de vous piquer ?

Tandis que je descendais, enfin, pour faire l'échographie demandée depuis la veille, j'ai croisé dans le couloir un interne qui courait avec le défibrillateur. C'est très rassurant, dans un service cardio, de savoir qu'ils n'ont pas ce type d'engin sous la main. En remontant, la famille du défunt était informée qu'on allait appeler les pompes funèbres. Ils peuvent être efficaces aussi. D'ailleurs, l'interne a bien expliqué à l'infirmière que le patient avait un pacemaker qui a faussé les résultats, ou quelque chose comme ça, je n'ai pas tout compris de ce qui n'était déjà plus un secret médical pour personne. Finalement, c'est très édifiant de voir que, dans un service cardio, qu'on y meurt aussi bien qu'ailleurs. Pas la peine d'y aller, finalement, on s'en sort très bien sans !

Je vous rassure, je suis sortie. Un peu sonnée, j'avoue. L'air printanier certainement. J'étais aussi mal qu'en entrant, hébétée mais simplement libérée, ce qui rend tout de suite la vie plus légère. Depuis, je me ménage, j'évite le ménage, je ralentis dans les tournants, j'attends de voir des médecins compétents. Ne vous inquiétez pas. Je profite du printemps. Il y a des feuilles aux arbres, du pollen qui fait éternuer, c'est sans danger. J'ai repris le bateau sur la Meuse. Chi va piano...

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En sortant, quelque chose avait changé... 

 

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23:04 Publié dans Médecine | Lien permanent | Commentaires (1)