04/09/2017

Il pleut des chiens et des chats

Le petit chien de la voisine F est rené, renaquit, rescussité, rescued, ressuscité, je ne sais jamais comment ça s'écrit ! D'ailleurs, je n'y crois pas. Il paraît désormais que Jésus n'a jamais existé, ils viennent de le prouver. Enfin, c'est comme l'existence de dieu, on ne peut jamais prouver que quelque chose n'existe pas. Sauf dans l'imaginaire des unes et des autres. Moi, je dis que seule Marie-Madeleine exista, s'exila, s'exposa, s'extasia, et cetera, pourquoi pas. 

Revenons à notre chien. Ce n'est pas le même bien sûr ! Vous vous en doutiez ? Quand on voit comment va le monde, dieu doit être bien caché au fond d'un trou si profond qu'on l'appellerait le diable. Dans un geste de bonté infinie, il a quand même permis à la voisine très triste d'adopter un autre chien, plus sage et plus malin, plus grand et moins gros, qui pourra monter les escaliers sans se fatiguer. Il aboie peu aussi. Et la chienne du bas en est tombée amoureuse. La vie est bien faite parfois.

Dans ma cour... il y a des chats et des chiens, et des voisins. Au rez-de chaussée, le chat angora, au poil tout mêlé qu'on est obligé de raser, ne ressemble à rien. Il est gentil et malin. Il fuit sa maîtresse distraite pour aller squatter l'appartement du voisin au gros chien, qui est une chienne comme vous savez. Parfois, il s'enfuit dans la rue, et revient blessé. Tout le monde se cotise pour l'emmener chez le vété. Il dort volontiers sur le coussin de la chaise en osier que la voisine —l'autre qu'on appellera A— a posé à son intention toute particulière. Et aussi à l'usage de nos fesses quand le temps est d'attendre. Elle a un petit chien, elle aussi, tout riquiqui-tekki, qui aboie quand il me voit mais parce qu'il est content. Sa queue sert à la fois d'indicateur de pression et mesure la direction du vent. Enfin, je crois! Je n'ai jamais compris pourquoi certains veulent l'appeler baromètre. 

Au second, il y a un chat très fin, très gris, très timide, qui sort peu. Et quand il tombe, c'est sur ma terrasse. A l'heure du premier carillon, vers 8h05, timidement, la voisine G vient frapper à la porte pour le récupérer. Elle se glisse discrètement dans la chambre, elle récupère la bête toute heureuse qui se blottit dans ses bras. Affaire classée, jusqu'à la prochaine fois.

Et puis, chez nous, il y a deux chats que vous savez, qui ne sont siamois que de nom et birmans de sang, ou inversement. On les reconnaît facilement, le mâle est sans queue, la femelle se frotte sans se laisser caresser. Quand le temps est au bleu, ils jouent sur la terrasse, mangent le bambou, chient dans les pots, se cachent sous linge qui sèche au vent, se vautrent au soleil, s'étalent à l'ombre et se coursent joyeusement. Parfois, ils tombent. Dans la cour. Le gros chien aboie, la voisine, une voisine A-C-D-E indifféremment, vient sonner : ton chat est tombé! On ne sait jamais comment c'est arrivé. On le récupère tant bien que mal et avec beaucoup de malice. Jusqu'à la prochaine fois.

Et puis l'autre jour, le sans-queue, comme il y a des sans-dents, des sans-papiers, des sans-rien, est allé se promener dans la cage d'escalier. Il adore ça. Les odeurs de l'autre chat, du chien qui passe, des araignées au plancher. Quand il peut ou qu'il pleut, il se précipite vers la cave, noire et gluante, puante et glissante, qu'on dirait que le diable s'y est caché. Opportunément, la porte en reste désormais fermée. Vexé, ce jour-là donc, il est remonté et monté, monté. Jusqu'au toit. S'est faufilé par la fenêtre mansardée qui était entre-baillée. Et voilà le résultat !  

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Nouvelle gargouille !
Jugez mon émoi et n'en parlez pas à l'étudiante qui japonise !

C'est la voisine du fond de la cour qui l'a vu et surtout entendu miauler. De plus en plus fort. J'y suis, j'y reste et je ne bouge pas ! D'ailleurs, j'ai le vertige. D'ici, je vous vois tous, et les chats et les chiens et les voisins et les voisines qui s'agitent. Et ma maîtresse qui grimpe à l'échelle de la voisine D, sur la terrasse de la voisine G. Puis qui vient m'appeler par la fenêtre des voisins H. Si elle croit que je vais revenir... et courir tout content vers elle, comme un chat normal ferait ? Pas du tout, je suis terrorisé. Je suis tétanisé. Je ne veux plus bouger. Manquerait plus qu'il faille appeler les pompiers !

Et puis, effet du saint-esprit-et-du-clocher-réunis, après une demi-heure de patience et d'angoisse, il s'est mis à ramper, à tout-tout-petits-petits pas. Alors qu'il avait à peine 2m à franchir sur une corniche de 30 cm de large, ce qui représente un boulevard pour félins, il n'avançait pas. Et quand enfin, je l'ai réussi l'attraper, MIRACLE ! Celui-là, on pourra dire qu'il s'est fait prier. 

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Au Japon aussi, ils vont prier et mettent
des chiens-lions à l'entrée des temples...

L'étudiante se régale
et j'adore les photos qu'elle envoie.

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Nourritures terrestres...

 

26/08/2017

Bleu Nippon

Le petit chien est mort. Le chien de la voisine du rez-de-chaussée venue s'installer au deuxième étage, voilà plus d'un an, n'a pas résisté. Les escaliers l'ont tué ou tuer? Matin, midi et soir, doubles degrés pour le canidé à petites pattes qui mangeait trop de pâtée. Elle a beaucoup pleuré. Ainsi va la vie et surgit la mort dans la cour. Cette nuit-là, c'était vendredi, j'ai mal dormi et même pas dormi. Il y avait dans l'air comme un mystère. Pas de nouvelles de l'autre bout de la Terre. Allo, la Lune?

Mercredi, réveil en sursaut, grève des bagagistes annoncée à l'aéroport national, devenu sous-régional !  Mais pourquoi aujourd'hui ? Oui, pourquoi. Depuis six mois que le départ est programmé pour un voyage de quatre mois que l'étudiante entreprend pour la première fois ? Les (deux) valises sont bouclées. On n'a rien oublié ? Le taxi oublie d'arriver. Quoi d'étonnant, on est toujours à Liège. Je suis folle de rage mais ça ne se voit pas. Elle fait semblant d'être zen. Coup de chance, l'apprenti chimiste revient plus tôt que prévu, son char est aussitôt réquisitionné! Direction la belle gare. Direction le train à deux niveaux. Direction la Flandre. Ascenseur, changement obligatoire à Leuven-de-Oude. Direction la zone aéroportuaire. Nous y voilà. Aucune trace de la grève terminée... Beaucoup de dégâts collatéraux pour ceux qui sont arrivés le matin, peut-être aussi pour ceux qui sont partis au soleil sans maillot.

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En attendant le taxi qui ne viendra pas...

Par chance, la compagnie japonaise (ana) n'était pas concernée. Et c'est là qu'on découvre qu'il existe deux services de bagages dans le dit-aéroport-qui-n'est-plus-national. Et que c'est un peu la loterie, car il n'y aucune logique. Donc, au final et au départ, check-in sans problème, avec 41 kilos quand même ! Contrôle des passeports par un douanier distrait qui lui arrache le certificat d'éligibilité qui lui permet d'étudier et de travailler au pays du soleil levant. Croyait que c'était un vieux papier qui traînait. Compétent le garçon ! Il connaît son métier, il n'a que ça à faire de la journée ! Se dire aussi qu'ils sont vraiment attentifs à ce qu'ils font...

La suite, c'est elle qui me l'a racontée. L'éventail de Miréio oublié au comptoir qu'elle a retrouvé à l'embarquement. La bonne surprise ! La bouteille d'eau qu'on achète à prix fort après les contrôles au portique magnétique et la fouille habituelle. L'installation au couloir, avec couverture et oreiller mais impossibilité de fermer l'oeil. Ensuite, beaucoup de pointillés...

Après douze heures de vol, un message à l'arrivée à Narita, aéroport national de Tokyo capitale, où les formalités d'immigration se déroulent facilement, avec des douaniers efficaces. Transfert vers Nagoya, où l'attendait un bus, puis un taxi, puis plus rien ! Silence radio pendant 18 heures, et c'est là que j'ai mal dormi, que le chien est parti, que j'interrogeais la Lune. Au petit matin, pour moi, en milieu d'après-midi, pour elle, un long message texto surtaxé plein de tristesse. Privée de toute connexion. Se retrouver au bout du monde coupée du monde ! Double solitude, et sans musique aucune. Fragilité d'une société tout électrique, tout électronique, virtuellement reliée mais de la réalité déconnectée.

Une demi-douzaine d'heures plus tard, c'était déjà la nuit chez elle, l'après-midi ici, un message vidéo, via une application, bien pratique et une liaison bien hachée. Parler, parler, elle avait tellement besoin de raconter ce qui s'est passé. Comment les cigales géantes l'empêchent de dormir. Comment la route à 5 voies sous sa fenêtre l'empêche de dormir. Comment la chaleur humide, qui reste à 34°, matin, midi et soir, et même la nuit, l'empêche de dormir. Et qu'elle n'a toujours pas résorbé le décalage. 

Mais elle raconte aussi que la clim, qui fonctionne à donf, lui permet de respirer. Et que le modem, qui fonctionne à peine, lui permet enfin de m'appeler. Elle a rencontré des "autres", deux Françaises, une Italienne, un Canadien, un Anglais, une semi-Congolaise, un Québecois, une Tahitienne, un individu de genre non-identifié et d'origine indéterminée, un Japonais vendeur de matériel électronique. Bref, un condensé d'humanité en vrai.  

Elle est partie en repérage dans la zone et le voisinage. Elle a acheté des choses utiles et futiles à six sous cinq centimes (100 yens) pour se consoler. Elle a écrit des kanjis, traduit des kanjis, appris à se débrouiller avec les mains, avec les yeux, avec les pieds. Elle pris un coup de soleil et se sert du parapluie comme ombrelle. Elle m'envoie cette photo cliché pour touriste au Japon. Je n'y suis pas. Elle s'y installe, vaille que vaille.

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Japon sur torchon,
symbole d'installation !

   

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21/08/2017

Bleu Valise

La première valise est bouclée ! Les nouvelles bottines sont rodées. Il aura fallu une douzaine de magasins —en et hors solde— pour trouver chaussures à son pied ! Le ciré est com-paqueté, les chaussettes re-pareillées. Les t-shirts finement roulés et l'oreiller compressé. Des livres, des notes, des dictionnaires, des adaptateurs, des batteries sans lithium, des câbles avec chargeur. Et un fatras de médications —au-cas-où— qui ne serviront pas. Des huiles essentielles et le nécessaire vital.

La seconde valise se remplit à la même vitesse. Voici la reine du Kapla© en action. Elle adore ça. Chaque espace est soigneusement utilisé. Le sac, judicieusement choisi, aussi. Quelle équipée, quel équipage ! Le passeport et le visa, les yens et les documents d'accréditation. Ne rien oublier. Le bus, le train, le train, l'avion. C'est pour demain. Non, pour après, mais on est prêt ! Presque. Les chats nous regardent, inquiets. Mais vous ne partez pas toutes les deux ? Non, une à la fois pour cette fois !

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Une valise pèse et se soupèse.
Celle-ci est rouge !

 

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17/08/2017

Bleu orage

C'est un ciel orange avant l'orage. Une lumière venue d'ailleurs. Un changement de planète. Une pollution qui ne dirait pas son nom. Une menace extraterrestre. L'heure où tout pourrait basculer. Ca ne va pas durer. Il est 21h à l'horloge du clocher. Il est minuit par ici, il est tonze heures par là. La photo est trop pâle. Les couleurs trop métalliques. Non, ce n'est pas ça. Le ciel était orange, les fenêtres étaient orange, la cour était orange, la place était orange. Orange est-ce une couleur, un fruit, une ville ou seulement un songe?   

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Pourquoi cette inversion des codes ? Une spirale du temps. C'est Nimitz, le retour ! La cabine du bon docteur whooo qui délire. 1Q84 réécrit. Une morsure du serpent maya. Une courbe spatio-temporelle. Le téléphone sonne. Il n'est pas huit heures, c'est l'heure de la traite, une erreur certainement. Et c'est là, monsieur le juge, que tout a basculé. 

Ma fille a décidé de partir au Japon. Kim a décidé d'attaquer. Donald a menacé de répliquer. Des oeufs pourris se sont lancés à la tête. Crâne-d'oeuf premier est intervenu pour calmer le jeu. Et moi, j'étais là. Comme un observateur en pleine neutralité, à quoi penser ? Je ne ponds plus depuis que le fipronil m'a pris tous mes enfants. D'interview en discours, j'ai coupé le son. Je suis partie promener sur la rambla di lîdje, drôle d'idée...

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En bord de Meuse, j'ai vu ça. Et là, mon coeur a fait boum. Un feu d'artifice du 15 août, tiré le 16, parce qu'en république, chacun fait ce qu'il lui plait ! A midi, j'avais pris la navette, pour changer. J'aurais pu chavirer. En soirée, goûter le vin de groseilles avec des Lorrains bien arrosés. J'ai dégusté. Au matin, mal réveillée, découvrir un écran clignotant comme un philtre puissant. J'ai déliré. Sur le réseau virtuel, big data se moque de moi. Mon pire ennemi me demande en ami. Faudrait que j'arrête le café. Je sens que tout va recommencer, comme avant, comme jamais. Le voisin qui revient, une maison improbable, des dettes, un projet, deux projets. De l'espoir, des espoirs. Raccrochez, il n'y a pas d'abonné au numéro que vous avez demandé... il n'y a pas d'abonné... il n'y a plus d'abonné... il n'y a plus... il nia... il nia... il a plu ! Que la fête commence, que l'orage éclate! 

23:08 Publié dans Evasion | Lien permanent | Commentaires (1)

10/08/2017

Même pas bleu !

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Quand Liège fait son cinéma... 

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05/08/2017

Bleu décalé

Cette année, je n'y étais pas. A la foire aux bestiaux. Par écran interposé, j'ai vu des beaufs traire des vaches. "Des veaux bleus, regarde", disait le directeur d'école qui se prenait pour mon grand-père. Je l'ai tant détesté pour ce mensonge éhonté. Aujourd'hui, pourtant, ils sont là, sous les yeux étonnés d'un fermier, désormais muet, sous une lumière orange qui va virer à l'orage. Le temps a passé. A l'été, les ministres se mettent à changer. J'ai vu le benêt ardennais sous son bonnet, au fourneau, se prendre pour un chef cuistot. Aujourd'hui, il nous sert la soupe à la grimace.

Cette année, je n'y étais pas. Au stade royal enflammé en soirée. Par écran interposé, j'ai vu le ciel rougeoyer, Bono déchaîné. Mes pieds reposés. Je n'ai pas eu à piétiner devant l'entrée, à franchir les barrières, à m'engouffrer dans les bouches de métro engluées, à traverser la ville esseulée. Passer la nuit à chanter, passer la vie à danser, à guetter a face in the crowd. Un concert se mérite. Celui-là est gravé.

Cette année, je n'y suis pas vraiment. A l'été, les jours trop chauds, les nuits trop chaudes, les matins frais, la pluie drue et tiède, le vent impatient. Les nuages qui repartent, qui reviennent, qui s'évitent. J'apprends à jongler. Le rythme est un peu chaotique. Je vais au boulot, un jour en voiture, un jour en bateau. Deux jours de repos. Je visite des collégiales transformées en cathédrale. Je relis l'histoire du rock en douze volumes, je recompte les devises, je raconte les dérives. Loin des senteurs de lavande et des vendeurs de cigales artificielles, je passe l'été à ruminer.

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Palais qui n'est pas des papes !

12:42 Publié dans Spleen | Lien permanent | Commentaires (2)

15/07/2017

Bleu Festival

Cette année, cet été, les plus avisés le savent, je n'y suis pas ! Non pas que l'envie m'en manque mais plus certainement que les circonstances m'entravent. D'ailleurs, il fait (presque) aussi chaud au Nord qu'au Sud, Mistral en moins. Et puis, le théâtre, c'est tous les jours, en représentation gratuite, dans la grande Cour. En direct à ma fenêtre, entr'ouverte, je ne perds rien des dialogues, des entrées inopinées et des sorties intempestives. Le chien aboie, l'autre lui répond, sa maîtresse la tête dans les pétunias, l'autre allongée sur son transat, les pieds sous la glycine. C'est Liège-on-the-beach, barbecue en soirée, dîner arrosé en terrasse. Quand l'un descend, l'autre se désole, le chat s'est enfui. Il est passé par ici, il repassera par-là. Le facteur sonne toujours deux fois. Un colis pour la voisine, les poubelles à la cave, les bouteilles qui roulent, les livres à partager, le vélo qu'on va se prêter. Les bons échanges font les bons voisins. Tu n'aurais pas un oeuf ? Voilà un kilo d'aubergines, à farcir. Même pas peur, je vous ai fait des cutes peures. Bon appétit !

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Liège-la-Plage-au-quatorze-juillet

La promiscuité, il faut s'y habituer. Ce sont des fragments de vie, avec beaucoup de planchers qui grincent. Ce sont des murs qui tremblent, des luminaires qui vibrent, rarement des cris, parfois des éclats de voix, des rires en cascade, et puis des commérages. Le voisinage, c'est je vis ici et toi aussi. Claque la porte. On ne s'y habitue pas. Parfois, la nuit est trop courte. Les amoureux enflammés, les soiffards trop bavards. Le carillon déjà ? Il est huit heures ! Claque la porte. Le voisin est parti. Les cloches sonnent l'heure, la demie, et désormais invitent à la messe. Claque la porte. La voisine est revenue du lavoir. Elle croise l'autre qui part avec sa valise à roulettes, non ce n'est pas moi cette fois. Claque la porte. Le chien aboie, Labelle tais-toi, crie le maître. Silence les basses ! Claque la porte. Je ne m'en lasse pas... 

Pourquoi se priver d'une telle animation ? Les deux se retrouvent sur le banc, au milieu de la place.  Confessionnal entre hommes. Dans la cour, on entend tout, et les femmes ne s'en privent pas. Les deux se retrouvent au café, au coin de la rue. Un peu de privauté, des histoires à se raconter entre nanas, qu'on partagera une autre fois. Le chien attend. Le chat patiente. Il guette les araignées dans le bambou... Après, on pourrait aussi écrire le scénario. Et même un roman, façon hérisson. Ou un spectacle en soixante-quinze minutes, façon Avignon. Mais quel intérêt, en vérité ?

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Cette sympathique ruelle devient
sinistre quand on la parcourt...

Parfois, il faut se contenter du décor !

 

19:43 Publié dans théâtre | Lien permanent | Commentaires (0)