24/01/2016

Fin de session

Or, donc, nous voilà réjouis, en ce 24 janvier, dimanche cracra, gris et pluvieux ! Un jour d'hiver, après la neige, quand la fonte accélère le cours des ruisseaux sans prévenir. Un jour qui rallonge au matin. Un soir qui s'éloigne vers une nuit de pleine Lune. Tiens, j'éternue. Les voisins ont emménagé, toute la journée, la porte grand ouverte, la musique à fond, les caisses à donf. La voisine a déménagé, toute la soirée, la porte jamais fermée, le chien dans l'escalier, les caisses au palier. Tiens, j'ai éternué. Les papiers, j'ai rangés. Les dossiers à trier toujours entassés. Les chats couchés ont tout fait tomber. Encore raté, il me faut ramasser ! Poussière amassée me fait éternuer ?  Ou seulement ce vent froid qui se glisse sous la fente du plancher, le long de la plinthe, près du chambranle, j'en tremble. Manquerait plus que je prenne froid.

Or, donc, la bonne nouvelle, en ce 24 janvier, outre la sortie de l'ouvrage d'un ami très vain qui écrit très bien, c'est que la session de l'étudiante est enfin terminée ! Deux semaines de blocus et trois semaines d'examens, émaillées de fête de fin d'année, de noël au balcon, de feux d'artifices en terrasse, de crise de colère et de découragement, de morts subies et de regains d'intérêt. Semaines sous haute tension. Il a fallu composer entre philosophie antique et histoire contemporaine ; balancer entre le rock et l'opéra ; se débrouiller entre le rommelpot  et la théorie musicale ;  départager Japonais et Okinawais. Ah ouais, c'est quoi ça ?

Déjà que c'était pas facile, il a fallu un décret "à-la-con" qui impose des examens partiels pour tous les cours, même pour ceux qui ne sont pas terminés au premier quadrimestre ! Examens non dispensatoires, qui donc ne servent à rien, puisque toute la manière fera l'objet d'un nouvel examen en juin ! Voire en mai, si la session commence plus tôt. Donc, au lieu de cinq matières déjà bien solides, voilà l'étudiante obligée d'en présenter huit. Mais qui est le sombre crétin qui a imaginé pareil système ? Je veux des noms ! Etudiants épuisés, en larmes, hagards, se sont succédé sous les yeux des profs dégoûtés, eux-mêmes écoeurés de la nouvelle règle du jeu. C'est pas moi qui l'ai inventé, si vous lisez la presse bien informée, vous l'aurez lu ! Et pas qu'en faculté de médecine. 

Or, donc, au final, l'étudiante avait un horaire à moitié pourri seulement, moins pire que certains condisciples. Car, bien sûr, puisque tout le monde suit désormais un cursus différent (options, mineure et étalement), plus personne n'a le même horaire que son voisin. Ni pour les examens, ni pour les cours bien sûr, ce qui donne lieu à de joyeux chevauchements, appelés fort justement conflits d'horaire. Situations opportunément résolues par un vote des élèves : "la majorité l'emporte, les autres se débrouillent". J'aime —ô que j'aime— cette loterie qui donne tellement envie d'apprendre et de partager le savoir. Comme si l'université avait perdu sa vocation première, celle de transmettre et de former.

Or, donc, les résultats, on ne connaît pas et on ne connaîtra pas avant huit jours. Sauf le rommelpot, qui a fait l'objet d'un 30/30 bien mérité mais ce n'était qu'un partiel ! Pour la peine, pour votre bonne information, je vous mets une illustration de l'objet en question ! 

rommelpot.jpg

Instrument typique des fêtes populaires du platteland, dont vous penserez ce que vous voulez ! Personnellement, mais c'est très subjectif, je préfère le mode de vie des Okinawais, qui vivent centenaires sur des îles au cadre idyllique, avec du bleu, bien bleu, voire même turquoise ! Là, oui, je vote pour.

pW112209180.jpg

Ceci n'est pas une photo
de ma collection personnelle
!

 

Commentaires

Bonne semaine de vacances, profitez-en bien !

Écrit par : Véro | 25/01/2016

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