08/02/2016

Muse

Voilà une année du singe qui commence bien, avec un repas chinois et un film japonais. Doublé comme il se doit, d'un café liégeois, à la place du marché. Une virée entre filles entre deux ondées. Conseillé par un ami fidèle, le grand réalisateur japonais Ozu nous a fait rire avec son film ancien, pas très éloigné du réalisme italien. Parce que — oui — il fut une époque où l'Italie était une grande nation de cinéma ! D'ailleurs, il faudrait absolument que j'aille voir le dernier Nanni Moretti...

En février, l'envie de voir et de vivre des histoires en grand me reprend. Une envie irrépressible, une soif inextinguible, comme une sève qui monte, un amour d'écran noir, une rose pourpre du Caire. Quoi, l'hiver est déjà fini ? Voilà qu'on brûle le bonhomme hiver !

Le soleil timide invite à la rêverie. Il se glisse entre les nuages chassés par un vent violent, qui s'appelle ici n'importe comment. A Lîdje, tout le monde peut se prendre pour une star et s'afficher en grand dans les galeries Saint-Lambert. Tout ça reste bon enfant. Ce n'est pas bien important. Les militaires armés jusqu'aux dents surveillent en papotant. C'est très rassurant. D'ailleurs, avec ce fusil de la fabrique nationale pointé vers le sol, on reste dans la production locale ! C'est du circuit court. Et comme vous savez, moi je suis pour ! Enfin, pour la paix surtout. Et si on pouvait remplacer la production de chargeurs par celle de triporteurs, pour tout dire, ça m'arrangerait mieux.

Love and Peace. Avec ce rouge partout, on a envie d'aimer tout le monde. D'acheter des macarons, d'offrir des chocolats, d'embrasser son voisin, de relire des bédés éculées, d'écouter Kula Shaker, d'entonner un air d'opéra, mon coeur s'ouvre à ta voix... mais qu'est-ce que je dis là ? Ne me demandez pas pourquoi, il y a dans l'air une forme d'espérance que je voudrais cultiver, au moins, jusqu'à l'été. Mais hélas, toujours pas de photos !

 

20:13 Publié dans Film, Musique | Lien permanent | Commentaires (1)

Commentaires

Bonheur de lire ces lignes et de savoir que tu trouves les moyens de lutter contre la grisaille. Un gros kiss.
L'ami fidèle.

Écrit par : Roland | 15/02/2016

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