10/08/2016

Ciel d'été

Les vacances, c'est comme tout, ça finit un jour! Après, on va faire traîner un peu... On essaie les prolongations, on tire sur l'élastique, on tarde à replier la tente, on tente d'acheter du temps, on négocie un rabiot, on révise à la hausse, on triche avec le calendrier, on ramène des cadeaux. On les appelle souvenirs. Pour se rappeler que c'était à l'été 2016...

DSC_3291.jpgSous le ciel du Comtat...

Le Mistral souffle comme jamais. Il attise les feux de forêt, qui sont des feux de cité, aux portes de Marseille. Le vent peut être cruel à l'été, faut pas l'oublier ! Il rend fou aussi, on dit fada par ici. On sent bien comme il fait tourner la tête. On entend bien comme on n'entend plus rien dans le brouhaha des branches agitées. A la plus grande joie des allumés du plafonnier. J'en perds mon chapeau.

Té, même les cigales se taisent ! Elles sont remontées jusqu'à Lyon, je remonte jusqu'à Lîdje. Je reviendrai à l'automne, le ciel sera différent, forcément. L'air sera plus léger, la chanson autrement colorée. On a entendu Verdi, on attend Puccini. On a swingué, on a rappé. Mais donnez-moi, monsieur s'il-vous-plaît, du rock'n'roll pour l'hiver ! 

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Là où Mistral rencontrait Gounod
pour évoquer Miréio !

21:38 Publié dans Evasion | Lien permanent | Commentaires (0)

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