09/01/2017

En attendant la neige...

Bientôt une semaine qu'elle est annoncée, les rues bloquées, les déssaleuses réquisitionnées, la neige va arriver ! Le froid déjà installé, il faut s'activer pour ne pas geler. Des courses à faire, entre midi et quinze heures, en éclair se faufiler. Nourrir les chats de la fille de la voisine, remonter le chauffage, puis remonter la rue pentue. Mais que cette ville est escarpée ! Exaspérante.

Sainte-Marguerite, Sainte-Walburge, Saint-Laurent, Saint-Nicolas, Saint-Gilles et Saint-Glinglin, priez pour nous ! Par monts et par vaux, je suis allée. Slalomer entre les quartiers comme autant de paroisses. Aimablement convoyée par la voisine, partir à la découverte des hauteurs de la rive gauche. Ô, pas loin. A vol d'oiseau, Rocourt, c'est très court. Mais quand il faut grimper, contourner, éviter, traverser, s'éloigner pour mieux revenir, que c'est loin justement !

Non, décidément, je ne m'y ferais jamais. Et même, je déteste ça. Des rues entières de maisons ouvrières enserrées. Des rues sombres semées de rares commerces. Une trémille par ici, une bretelle par là, des voies à sens unique et des giratoires en losange. Des courbes et des dérivations. L'air vient à manquer. Des quartiers en escalier, accrochés à flanc de coteaux, de terrils, de collines anciennes. C'est charmant ! Ce n'est pas Rome pour autant, ni même Athènes, à peine Marseille. C'est juste n'importe quoi, une ville que je ne comprends pas !

Au hasard, repasser par le Sud, non loin des vergers, reconnaître ce coin où poussent les chambres bleues. Au retour, revenir par le Nord, non loin des champs, reconnaître ce chemin où courent les renards en juin. C'est derrière chez nous. C'est bucolique par ici, insiste la voisine au volant, quand on descend du thier-à-liège et qu'on va promener son chien. Sans façon, merci bien. Mais que c'est haut pourtant ! Ou est-ce seulement que tout me paraît désormais infranchissable. A pied ou à cheval, j'ai si mal. Certaines villes se livrent mieux que d'autres. Celle-ci m'effraye de tant d'efforts à faire pour la parcourir. Sans jamais parvenir à l'adopter.

La neige est arrivée, les douleurs exacerbées. Les hauteurs sont glacées, les pavés glissants. Les rues en pente sont fermées, la batte dés-animée. Le beau-fils de la voisine a fait une chute de luge, la famille est rapatriée, plus de chats à nourrir. Fin des escapades. J'attends le printemps avec tant d'impatience...

 

01:06 Publié dans Spleen | Lien permanent | Commentaires (3)

Commentaires

En hiver tout est plus difficile. Courage... Les jours allongent déjà un peu, même si ça ne se voit guère à cause de l'épaisseur des nuages ;-) ! Dans quelques semaines, ce sera le printemps. Bisous

Écrit par : Véro | 09/01/2017

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Merci Véro. Derrière les nuages, brille le soleil ! C'est un mantra que je me répète à chaque jour ;-)
Mais voir du bleu, le grand bleu, celui qui n'existe que dans le Sud, celui qui me manque tant...

Écrit par : Mirameuse | 10/01/2017

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Même quand on n'a pas mal dans son corps, c'est difficile, ce temps, cette grisaille ...
Et c'est si bon quand on le voit ce ciel bleu, même s'il n'est pas aussi grand que dans le sud ...
Et, très franchement, en peu de temps, on voit vraiment les jours qui rallongent ...
Courage courage, le printemps n'est pas si loin.

Écrit par : Dan | 11/01/2017

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