16/01/2017

Cuisine et dépendance (suite)

Voici des nouvelles fraîches —forcément— pour ceux qui s'inquièteraient de l'évolution de la cuisine ! Chacun se souviendra qu'après avoir évacué une cuisine bleu métallique, on avait opté pour un bricolage pimenté, avec boutons saint-rémois, pieds surélevés, four encastré à chaleur variable, plaque en option dénichée au fin-fond-du-bout-du-bout, installée par Hercule lui-même, et quelques épisodes à la marge dont je vous passe les détails. Eau chaude et froide à volonté.

Pour les distraits, je rappelle aussi que la cuisine, avec la verrière qui fait plicplocpliiiiplocploc, c'était à Avignon, première époque ! Depuis, j'ai migré vers une cuisine lumineuse, aux volets qui battent sous le Mistral, en bordure de la N7 qui m'emmène si facilement à Marseille, ou plus certainement à Montfavet, haut lieu d'internement pour qui confine à la folie. Bref, dans le Sud, la cuisine est le lieu par excellence pour savourer le Sud et mitonner des petits plats aux saveurs du Coustellet.

Rien de tel bien sûr dans le Nord, où j'ai troqué une cuisine ultra lumineuse, avec vue sur le couchant et terrasse suspendue, telle la proue d'un navire sur un champ aux cigognes, contre une chambre noire de désespoir avec odeurs ! Si la ferme-de-lauzelle est en voie de reconversion en quartier éco-bio-éthique à vocation chinoise, à Lîdje, nous sommes vouées à composer avec des murs aveugles et une porte sans porte. Bref, dans le Nord, la cuisine est la pièce qu'on déteste. Celle où on se dit, zut, j'ai oublié de regarder avant de signer ! 

Non pas qu'elle soit trop petite, elle est même plutôt grande, mais impossible à arranger sans moyens financiers, qu'on ne va pas consacrer à un bien loué, temporairement comme chacun sait. Bref, je continue à bricoler pour y faire venir l'ordre et la lumière. Comme je peux, quand le temps le permet, et je ne parle pas seulement des intempéries. Après une tentative infructueuse d'ajouter un deuxième tiroir de rangement, acquis dans une trèèèèès grande surface sur les hauteurs de Hognoul (il paraît que c'est encore Liège mais plus vraiment et qu'on serait déjà en Suède), j'ai choisi la facilité. Jugez-en plutôt.

Etape 1. Une caisse à vin, obtenue de haute lutte dans une petite surface du quartier Nord, en échange de l'achat de deux bouteilles de Bordeaux Grand Cru, en promotion avant les fêtes. Millésime 2009, s'il-vous-plaît, les connaisseurs apprécieront. Caisse ramenée à la force du poignet comme il se doit, tout se mérite ! Les bouteilles vous attendent.

Etape 2. Retourner, avec notre sympathique voisine, dans la trèèèès grande surface sus-nommée, pour s'enquérir d'une rampe lumineuse modèle réduit. Les leds sont minuscules et inversement proportionnels aux efforts consentis pour les appliquer en-dessous de l'armoire. Auparavant, il a fallu démonter le vieux néon tout rouillé qui s'était incrusté sous le meuble, où il espérait être  oublié à tout jamais après avoir provoqué un mini court-circuit. Certes, le circuit court, je suis pour, mais celui-là m'a fait tourner la tête ! Renversée au-dessus de l'évier, le torse coincé entre le robinet et l'armoire, les bras tordus à essayer de dévisser l'engin à l'aveugle, je vous laisse imaginer le spectacle. Je vous épargne la douleur.

Etape 3. Une semaine plus tard, les douleurs estompées, penser à aller chercher des miroirs, pour jongler avec les reflets, dans une moyenne surface du centre, qui sert de quincaillerie de dépannage quand je n'ai pas le temps d'aller chez le quincailler trop bavard. Et puis, les appliquer bien sûr, au-dessus de l'évier bien sûr, les bras tendus évidemment. 24 petits morceaux de collant-double-face, à décoller de chaque côté, un jeu d'enfant ! Sauf pour moi, bien sûr. Tout ça pour ça ? C'est là que j'ai pris la mesure de ce que je peux, de ce que je veux et de ce que je sais encore faire. Après je déprime, un peu, beaucoup, mais le résultat est plutôt sympa, n'est-il pas ? Dites-moi oui cool

 cuisinemiroir.jpg

Où on aperçoit bien le coin de bleu que j'ai essayé de capturer ! Et où on entend bien Madness, qui joue, dans le fond...
on the Kitchen Floor (j'adore) !

 

00:05 Publié dans Cuisine | Lien permanent | Commentaires (2)

Commentaires

Beau travail, et c'est Hercule qui le dit ;-)

Écrit par : Hercule | 16/01/2017

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Merci, venant de lui, le compliment me va droit au coeur ! ;-)

Écrit par : Mirameuse | 16/01/2017

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