04/02/2017

Blanc de bleu

Vous voulez du bleu ? Voici du blanc ! Après une traversée hexagonale sous un pâle soleil, arrivée sous le grésil, le blizzard, la neige et la glace ! Bienvenue dans le Gard, n'espérez pas voir le pont, ni le Rhône, à peine la gare ! D'accord, on est fin janvier mais avouez que c'est rageant. Se geler, se cailler, se cacher sous la couette, alouette ne te découvre pas d'un fil, avril est encore loin. 

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Du train, on voit bien
qu'on file vers la Sibérie. 

Le voyage avait pourtant bien commencé, aux guillemins-guillerets, avec un bus pas même bondé, un train pas même en retard. A la Zuid-Station, les escalators du quai 15 étaient même en panne, vous dire si tout était parfait. Au guichet de la stib-mivb, appelé indifféremment KIOSK ou BOOTIK (je n'ai rien inventé, ils se sont surpassés), on a même été servi en français et très rapidement comme c'est très différent de Lîdje ! Le temps de se poser, le temps de se retrouver. Séquence émotion, c'est la première fois... depuis 4 ans, que je redescends avec mon enfant en Avignoùn, dans le train à toute vitesse.  Elle a bien grandi ma fille, elle a délaissé ses livres trop lourds, opté pour la tablette. Confiante, elle attend les résultats de sa session. Suspense, suspens. Ils ne sont pas pressés de communiquer les notes. Alors, on descend, on descend, puis on s'arrête. 

La ville sans elle, la ville avec elle, n'est pas tout à fait pareille. D'abord, il faut guetter le bleu entre les nuages, ensuite écarter les souvenirs, faire le tri entre le miel et l'amer. C'est un ciel fâché et sans mistral, elle ne peut même pas râler. Elle n'aime pas, c'est décidé, affirmé, définitif. Point barre. Pas d'interrogation, ni subjonctif, ni conditionnel. Pour la nostalgie, je peux me brosser. Trop froid l'hiver, trop chaud l'été, elle a détesté. Voilà c'est dit. C'est sale, c'est triste. Je peux remballer mon lot d'illusions, mon flot d'imagination, mon affection pour une cité interdite de toute émotion filiale.

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 En demi-teinte,
le palais se laisse deviner...

Pourtant, en rusant, on arrive encore à partager des moments éthérés. Entrer dans une bouquinerie, acheter du thé, essayer des chaussures. En complicité, jouer aux reines du shopping déguisées. Déguster des sushis, se frotter à la compagnie des chats. Elle aime ça et ne s'en cache pas! Finalement, tout ça reste mystérieux, le choix d'une ville, l'âme d'un lieu, les rues traversées. La liberté respirée, le nez en l'air, la tête ailleurs.

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Où on voit bien que les photos
ne sont pas de moi !

Profitant d'une journée éclairée de bleu retrouvé, à la mer retourner. Mon Sud à moi, il est bleu comme ça ! On y voit des palmiers, en janvier. On y mange dehors, sans faire de photos des assiettes garnies. On se dit que le printemps ne va plus tarder, que le moral va remonter, avec les degrés. Que bientôt il faudra remonter mais on évite d'y penser. On fait le plein de lumière, on oublie l'hiver.

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Ceci n'est pas un riad !

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Ceci est un trompe-l'oeil...
visible uniquement par ciel gris !

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Plein de bleu avec du blanc
(peinture céleste)

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Janvier à la plage...

00:09 Publié dans Evasion | Lien permanent | Commentaires (0)

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