25/04/2017

Bleu insoumis

Alors, j'ai repris mon coeur en main. Respiration et concentration. Pour évacuer le stress, cohérence cardiaque, dit le docteur, qui est une doctoresse sans tresses. Plus facile à dire qu'à faire. Car, voyez-vous, ce qui ne m'indiffère pas me transperce. Et l'état du monde m'inquiète. C'est idiot, c'est comme ça, je n'y-peux-n'y-maille. C'est du wallon-de-russie —ou je ne sais nin— qui me vient de loin, certainement des ancêtres de la plaine, de ceux qui ont migré. Parce qu'il se trouve que, oui, les gens bougent, et ce depuis des millénaires !

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Zone de tournage v/chantier à ma fenêtre
Parfois, je me fais des films  !

En ce printemps très incertain, le choeur de la France insoumise m'a mis du baume en coeur. Mélenchon —avec un e— m'a fait un bien fou ! Je me suis régalée de tant de gens réunis à Marseille, de ce discours de paix, aux accents gaulliens, sur la Canebière, mes frères. Tant et tant de gens sur la plaine de Filtres, qui est une Prairie, à Toulouse, avec ce beau discours aux accents de Jaurès, né à Castres non loin de là. Vingt-deux ans me séparent du Tarn et de l'Aude, de mes rêves d'en-France. En couleurs virtuelles, aux visages réjouis, j'ai revisité la France, celle que j'aime, que j'ai aimé. A Lyon, à Dijon, à Lille au Zénith, où je suis passée le mois dernier. A Paris, au quai Valmy, une dame portait une brassée de lilas blancs, et comme j'aime ça. A la Bellevilloise, où je fus il y a 5 ans déjà. Tant de lieux emblématiques, avec des gens, plein de gens, souriants, espérant, rêvant d'un monde à construire et à réinventer. Un monde résolument différent. Comme j'ai aimé ça ! Comme si je retrouvais une famille, ma vraie famille, celle des idées déclinées, des poèmes récités, des chants de résistance. De l'écologie comme une évidence, et une belle intelligence collective, avec des vidéos bien montées, des jeux malins, de l'imagination au pouvoir. C'était tellement enthousiasmant, que mon coeur s'emballait trop souvent...

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A Marseille, on a rêvé la vie plus belle !

Bien sûr, il a fallu que le rêve s'arrête. Le réveil fut brutal. J'en suis encore tout groggy. Et là, me voilà plongée en plein cauchemar. Enfin, eux, nous, tous ! Quel enfer, la peste brune s'est infiltrée partout, pestilentielle. Et face à elle, n'importe quel singe avec un chapeau ferait l'affaire, aurait dit ma mère ! Parfait, en voici justement un. Un qui zézaye, qui tient des discours abscons, et c'est pourquoi sûrement on l'appelle comme ça. Il ne dit rien qui soit intelligible, ni surtout intelligent. Il cherche encore ses mots, son programme, il dit un peu tout et son contraire, il est parfaitement aux affaires, surtout financières. Un doute m'habite, il se dit que ce serait une marionnette. Un pantin aux mains d'un ventriloque qui se nomme CAC-CARANTE ? Oui, de fait, ça pue.

Alors, calme-toi mon coeur ! Matilde est revenue, ma famille retrouvée, je ne vais pas la lâcher. D'ailleurs à Avignon, je suis rassurée, les Insoumis sont victorieux. Et partout, les jeunes (18-24 ans), ce qui est très encourageant pour l'avenir mais rageant pour l'instant. D'autres combats nous allons menés. Enfin, nous ? Surtout eux. Parce que moi, je vacille beaucoup plus qu'avant. La flamme n'est pas éteinte mais il faut l'entourer de beaucoup d'attention. Bon, les gens, demain je descends le temps d'une campagne qui s'annonce très polluée. Mais Mistral va balayer tout ça ! Et puis je remonte, vite fait, le 7 au matin, avant que la haine ne referme l'espace Schengen. El pueblo unido jamas sera vencido, comme dirait les Latinos. Mais, c'est vrai, j'oubliais, la France ne sera jamais membre de l'alliance bolivarienne et c'est bien dommage pour la Guyane...

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Pour soigner mon coeur... une attention particulière de ma fille. 
Je me demande si je ne vais pas migrer par là !

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