11/10/2017

Bleu d'ici est vert ou gris

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Quelques signaux de fumée pour vous rassurer. Je suis bien rentrée, remontée, bien arrivée, en passant par Amiens, Arras et Lille. Sans encombre ni embarras me voilà ! Loin déjà, la grande bleue et les bains de mer aux Saintes, l'eau salée, les huîtres de Bouzigues, le picpoul, les aulx et le turbot. Retour au turbin ! Bonjour les poires, les noix, la foire d'octobre et la bière à flot, la flotte et le vent sans nom.

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Cueillies du matin à l'étang de Thau

Illuminée la Cité, ardente comme souvent. Grimper dans les coteaux à la nuit tombée. Traverser la ferme à la vache. Découvrir la grande cour du palais, qui n'est pas des papes. S'étonner de tant d'accents chantants, du flamand au catalan. Croiser des gamins bruyants et des pépés haletants. Assister à un mariage de nuit, ouvert à tous. Entrer dans une librairie magique qui propose des collections inconnues. Se voir offrir du thé à la menthe dans une église transformée en lieu de contes... bien que cette dernière destination n'ait rien d'exceptionnel. On nous raconte tant d'histoires depuis si longtemps! 

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Ceci n'est pas le Palais des papes

Toujours à l'affut de nouveauté, et pour changer, manger un mezzé, reprendre la navette fluviale pour traverser la Meuse, qui n'a rien à envier à la Durance, sauf que de l'autre coté on n'y trouve aucun village perché, juste un musée bien caché.

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Baignade interdite

Emprunter la nouvelle passerelle qu'on dit belle et liégeoise, retourner vers la gare qu'on dit belle et de Calatrava, ne pas remonter dans le train mais s'arrêter sur l'esplanade, qui n'est pas un centre commercial. Observer les jeunes arbres qui y sont plantés. Les feuilles commencent à jaunir, je les reconnais, ce sont des mûriers-platanes ! Comme promis à l'une, en voici un. Celui-ci a plus de cent ans !

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Au bar du pêcheur, poussent
des bars, des dorades, des rougets,
de la baudroie et des mûriers !
C'est le Sud, qui me manque déjà.

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Des nouvelles de l'étudiante : qui va bien, étudie beaucoup, sort peu, côtoie des étudiants australiens, canadiens, californiens, londoniens, italiens, toulousains. Elle parle indifféremment français (forcément), anglais (couramment), japonais (obligatoirement) !  

04/09/2017

Il pleut des chiens et des chats

Le petit chien de la voisine F est rené, renaquit, rescussité, rescued, ressuscité, je ne sais jamais comment ça s'écrit ! D'ailleurs, je n'y crois pas. Il paraît désormais que Jésus n'a jamais existé, ils viennent de le prouver. Enfin, c'est comme l'existence de dieu, on ne peut jamais prouver que quelque chose n'existe pas. Sauf dans l'imaginaire des unes et des autres. Moi, je dis que seule Marie-Madeleine exista, s'exila, s'exposa, s'extasia, et cetera, pourquoi pas. 

Revenons à notre chien. Ce n'est pas le même bien sûr ! Vous vous en doutiez ? Quand on voit comment va le monde, dieu doit être bien caché au fond d'un trou si profond qu'on l'appellerait le diable. Dans un geste de bonté infinie, il a quand même permis à la voisine très triste d'adopter un autre chien, plus sage et plus malin, plus grand et moins gros, qui pourra monter les escaliers sans se fatiguer. Il aboie peu aussi. Et la chienne du bas en est tombée amoureuse. La vie est bien faite parfois.

Dans ma cour... il y a des chats et des chiens, et des voisins. Au rez-de chaussée, le chat angora, au poil tout mêlé qu'on est obligé de raser, ne ressemble à rien. Il est gentil et malin. Il fuit sa maîtresse distraite pour aller squatter l'appartement du voisin au gros chien, qui est une chienne comme vous savez. Parfois, il s'enfuit dans la rue, et revient blessé. Tout le monde se cotise pour l'emmener chez le vété. Il dort volontiers sur le coussin de la chaise en osier que la voisine —l'autre qu'on appellera A— a posé à son intention toute particulière. Et aussi à l'usage de nos fesses quand le temps est d'attendre. Elle a un petit chien, elle aussi, tout riquiqui-tekki, qui aboie quand il me voit mais parce qu'il est content. Sa queue sert à la fois d'indicateur de pression et mesure la direction du vent. Enfin, je crois! Je n'ai jamais compris pourquoi certains veulent l'appeler baromètre. 

Au second, il y a un chat très fin, très gris, très timide, qui sort peu. Et quand il tombe, c'est sur ma terrasse. A l'heure du premier carillon, vers 8h05, timidement, la voisine G vient frapper à la porte pour le récupérer. Elle se glisse discrètement dans la chambre, elle récupère la bête toute heureuse qui se blottit dans ses bras. Affaire classée, jusqu'à la prochaine fois.

Et puis, chez nous, il y a deux chats que vous savez, qui ne sont siamois que de nom et birmans de sang, ou inversement. On les reconnaît facilement, le mâle est sans queue, la femelle se frotte sans se laisser caresser. Quand le temps est au bleu, ils jouent sur la terrasse, mangent le bambou, chient dans les pots, se cachent sous linge qui sèche au vent, se vautrent au soleil, s'étalent à l'ombre et se coursent joyeusement. Parfois, ils tombent. Dans la cour. Le gros chien aboie, la voisine, une voisine A-C-D-E indifféremment, vient sonner : ton chat est tombé! On ne sait jamais comment c'est arrivé. On le récupère tant bien que mal et avec beaucoup de malice. Jusqu'à la prochaine fois.

Et puis l'autre jour, le sans-queue, comme il y a des sans-dents, des sans-papiers, des sans-rien, est allé se promener dans la cage d'escalier. Il adore ça. Les odeurs de l'autre chat, du chien qui passe, des araignées au plancher. Quand il peut ou qu'il pleut, il se précipite vers la cave, noire et gluante, puante et glissante, qu'on dirait que le diable s'y est caché. Opportunément, la porte en reste désormais fermée. Vexé, ce jour-là donc, il est remonté et monté, monté. Jusqu'au toit. S'est faufilé par la fenêtre mansardée qui était entre-baillée. Et voilà le résultat !  

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Nouvelle gargouille !
Jugez mon émoi et n'en parlez pas à l'étudiante qui japonise !

C'est la voisine du fond de la cour qui l'a vu et surtout entendu miauler. De plus en plus fort. J'y suis, j'y reste et je ne bouge pas ! D'ailleurs, j'ai le vertige. D'ici, je vous vois tous, et les chats et les chiens et les voisins et les voisines qui s'agitent. Et ma maîtresse qui grimpe à l'échelle de la voisine D, sur la terrasse de la voisine G. Puis qui vient m'appeler par la fenêtre des voisins H. Si elle croit que je vais revenir... et courir tout content vers elle, comme un chat normal ferait ? Pas du tout, je suis terrorisé. Je suis tétanisé. Je ne veux plus bouger. Manquerait plus qu'il faille appeler les pompiers !

Et puis, effet du saint-esprit-et-du-clocher-réunis, après une demi-heure de patience et d'angoisse, il s'est mis à ramper, à tout-tout-petits-petits pas. Alors qu'il avait à peine 2m à franchir sur une corniche de 30 cm de large, ce qui représente un boulevard pour félins, il n'avançait pas. Et quand enfin, je l'ai réussi l'attraper, MIRACLE ! Celui-là, on pourra dire qu'il s'est fait prier. 

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Au Japon aussi, ils vont prier et mettent
des chiens-lions à l'entrée des temples...

L'étudiante se régale
et j'adore les photos qu'elle envoie.

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Nourritures terrestres...

 

12/03/2017

Bleù de Mars

Té, le mois de février est passé ! Le voilà enfin, le Sud, le bleu, le printemps, déjà ? En cette journée martienne, qu'on dit huitième, déjeuner entre femmes en terrasse au soleil du Midi à midi. Elle est pas belle la vie comme elle vient ? Surprendre et organiser, se laisser porter.  Nous fûmes à Nîmes, la ville avé un accent !

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Promesse de platanes

Bien sûr, les platanes sont nus mais on voit bien le bleu qui pointe ! Et aussi les fleurs au jardin, jacinthes et narcisses. Et les iris violettes, fatiguées déjà au Frigolet que voilà, dans la montagnette qui respire  la garrigue. Puisqu'on vous le dit, le printemps ici commence avant l'heure, les oiseaux chantent, les chameaux blatèrent. En tous cas, celui des rotondes, en forme olympique dans le cirque du même nom. Le désert avance, la faute au réchauffement climatique.  

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Très beau spécimen de dromadaire,
avec chameau associé

Tout semble un peu décalé, cette année. Le trajet à moitié, le train à l'étage, sans tablette, sans électricité. Obtenir du contrôleur-accompagnateur-en-chef, une place particulière, un statut à part entière qui ne soit pas en première. Tout n'est jamais tout à fait pareil. Après, les choses rentrent à peu près dans l'ordre. Mistral chasse le gris et les velléités de pluie, Miréio retrouve son chapeau, ses lunettes solaires, sa jupe légère. Et même le temps de vous envoyer du bleu bien bleu, du vrai bleu. Celui-là est gardois.

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Ce n'est pas Tunis, bien qu'on y fasse beaucoup de poteries...

Le temps de retrouver les rues d'Avignoùn, avec des pavés-mal-aux-pieds qu'on appelle calades, des travaux pour l'arrivée du tram, des maisons en ravalement, des reconstructions de bon aloi, des enseignes fermées jusqu'à l'été, des nouveautés déclinées. J'aime toujours autant me balader le nez en l'air, humer cette atmosphère particulière. Promettre du fromage de chèvre des Alpilles, dont la boulangère me dit le plus grand bien, à l'épicier-bio-cyclo qui fut mon voisin, il y a quatre ans déjà ! Faire du circuit-court toujours, ça paraît si facile ici ! Quand je fais le tour des commerces et des papotes, les gens sont causants, superficiels mais attachants. Caresser quelques chats qui partiront bientôt. Mes racines ici sont ténues mais plus solides que dans la cité ardente. 

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Pots en Bonneterie

Des jardinières accrochées, c'est tout moi çà ! La bonne idée que voilà ! Animation de quartier, jeunes impliqués, décors en pots, chacun peut s'amuser. Les nuits debout ont essaimé, ici comme partout, se réapproprier l'espace public. On voit bien que le printemps est dans les coeurs, surtout sur la deuxième photo. Regardez mieux, aucune marine mais un phi qui ne trompe pas. On le voit de-ci de-là, plus souvent qu'on ne croit et ce n'est pas une croix. C'est un signe de ralliement, l'espoir de tout autre chose, les gens !  C'est la France insoumise qui se réveille, comme une eau qui sourd... En-dessous coulent les sorgues.

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Sous un pont d'Avignon... un coin de bleu

Je vous mets cette image-là parce que reporter je suis encore à mes heures perdues. Je me souviens que d'écrire c'est dire et décrire. Et que le Sud n'est pas aussi pourri qu'on veut bien le décrier et que France n'est pas que celle qui passe à la télé. Elle est bien plus mitigée, exaltée, révoltée, désabusée aussi mais prête à résister. Le trocadéro, c'est la tête à toto de la manif pour tous qu'on appelle grande manipulation.  Ce ne sont pas cinquante mille qui vont faire la loi, ni interdire le droit à l'avortement, ni revenir sur les mariages gay. Attention les gens, faudrait pas qu'on vous prennent pour des canards sauvages ! C'était ma page militante ;-)

 

Bleù de Berre

Les idées préconçues ont la vie dure. Ainsi, j'ai trouvé charmant l'étang de Berre qu'on dit pollué et mal famé. A Sant Chamas, un oppidum gaulois et un pont flavien ; à Istre, un conservatoire de musique digne d'une métropole. Et puis, un port lové dans une anse, comme une calanque, où on fait la fête aux oursins. Il y a du vin, des enfants bruyants, des chansons populaires, des airs à farandole, des militants écologistes, des pétanquistes qui ne sont pas tous pétainistes. Il y a le vent du Sud qui ramène des flonflons à la française, des taggadas à la fraise. Et ce passage-là était vraiment bien !

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Il y a des grillages mais c'est comme pour les chameaux,
on n'est jamais trop prudent !

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Dans le fond, on entend bien la musique...

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En regardant loin, en regardant mieux, on la voit bien... la montagne qu'on appelle victoire !

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Tiens, vous l'apercevez ?
Là j'ai zoomé au-dessus du champ d'oliviers... mais le bleu n'est plus pareil

 

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05/11/2015

Oktober Mess

Emportée par la foule, je me suis retrouvée le nez en l'air à regarder tourner manèges. Poneys apeurés, toboggans de l'enfance, rotor et polyp, miroirs déformants, cris et hurlements. Je déteste autant le tir à la carabine que le cirque, le train fantôme que la foire aux croustillons. Quoique, les beignets, quand même, c'est tentant... gras, certes, et chauds, comme les laquements ou lackmants, dégoulinants et trop sucrés, et chers aussi. A six euros les trois, on repassera. Faut pas tirer sur la corde, 1-2-3 font 13 euros ! Essayer le lancer pour gagner une peluche-grandeur-peluche, une de celle qu'on n'attrape qu'à la fête foraine et qu'on ne peut pas ranger dans un tiroir. Rester suspendu 2 minutes à une barre ? Facile pour le costaud qui s'élance, le coeur vaillant, les bras tendus, les veines saillantes. 1:09 secondes, il tiendra et les cent euros il n'aura pas. Tout se compte ici. A l'autel de la foire, les marchands sont au temple ! Avec les moyens du bord, j'ai cliqué. Photos de médiocre qualité pour un sujet médiocre. J'ai laissé, au semi-professionnel qui m'accompagnait à titre amical, le plaisir de sublimer cet endroit malsain, qu'une année même la peste obligea à fermer ! Il a réussi à faire des choses étonnantes... mais toujours avec filtre et traitement haddock. Il faut savoir qu'à Lîdje, la foire d'octobre est une véritable institution. Elle dure six semaines, depuis 156 ans au même endroit !  C'est même la plus ancienne kermesse qui soit puisque son origine attestée remonte à 1594 ! Bien avant la création d'une université...      

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Une tour et des tours qui donnent le tournis

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Charlemagne se sent mal

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Halloween a encore frappé

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Le dentiste va se régaler

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La foule médusée

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Partie de jambes en l'air

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Où il se confirme qu'à Lîdje,
c'est Nowëll à l'année !


Il fait chaud comme en été, l'automne est aux arbres que ce bonhomme est à l'hiver.

A midi, on a mangé en t-shirt et en terrasse,
les feuilles du tilleul tombaient dans notre assiette sous le regard amusé des pigeons
qui en chiaient de joie !

"...mais ma bon' dam', y'a plus de saison,
ces djeun', y n'respect' plus rin..."
 

04/10/2015

Nuit des Coteaux

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Tout commence comme dans un tableau de Magritte, avec une ambiance un peu surréaliste...

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Sur la place, soudain, il y a des musiciens, des lumières vertes dans les arbres, des gens qui passent, des enfants, des landaus, des photographes, des touristes, des mangeurs de frites, des buveurs de bière, des amateurs, des connaisseurs, des curieux, des paumés, des bobos, des gogos, des voisins et... plein de bougies ! 

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L'air est doux, l'heure à la promenade. On commence à suivre les lumières, on chemine à travers les impasses, on s'égare, on se faufile. On entend un air de saxo, une complainte au piano, la foule qui bruisse, s'agite, s'anime. Entrer aux filles de la croix, monter à travers le potager, remonter le temps, trébucher, s'étonner, se bousculer, redescendre. Se souvenir, espérer, écouter. Croiser des amis, s'arrêter pour discuter, fumer, boire, s'asseoir. Tiens, il fait noir !

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Suivre les lumières, remonter jusqu'à la source ! Retourner à l'hôtel du tourisme qui a tout organisé, orchestré, des milliers de loupiotes. Pour la 22e édition, 22.000 bougies distribuées, installées sur les escaliers, les travées, les ruelles, par des scouts, des stewards, des policiers, des secouristes, des bénévoles mobilisés...  

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Etape 1 (16:16)

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Etape 2 (17:17)

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Etape 3 (21:21)

Ne pas réussir à prendre cette dernière photo, bousculée, dans la foule massée aux pieds de la montagne de Bueren  (source La Meuse©)

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Mais très fière de celle-ci ! Observer la cathédrale Saint-Lambert, comme on ne la verra jamais ! Entrer dans la collégiale Saint-Barth, entendre les grandes orgues qui nous changent du carillon, revoir les fonds baptismaux qui font la 7e merveille de wallandrie, découvrir des hommes d'église de faction qui font la promotion de leur religion, acheter une barbe à papa sans pape ni papa, se glisser parmi la foule badine, anonyme, incrédule. 

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Ouvrir grand ses yeux d'enfant !
Oufti, crie la foule...
On est à Lîdje !

15/08/2015

Miaou...

Jamais deux sans trois ! Voilà qu'un chat vient de dégringoler pour la troisième fois de la terrasse. Mais ce n'est pas le même chat, si bien que je crains qu'elle ne tombe encore une fois, cette chatte qui est déjà tombée deux fois. Manquerait plus que le matou recommence, ce qui nous permettrait de breveter cette activité comme attraction de l'été  ! A chaque fois, les voisines affolées viennent m'appeler parce qu'elles ont vu voler un chat. On ne sait jamais très bien lequel, sauf à observer celui qui reste sur le bord du muret à regarder l'autre en bas ! Ca me rappelle l'histoire, ancienne déjà, de deux frères qui jouaient à se poursuivre sur le toit d'un grand magasin. Le plus grand tomba sans trauma, le plus jeune fut choqué sans chuter ! Ici, je soupçonne fortement le matou-lynx-même-pas-américain d'avoir courser la chatte-thaï-même-pas-birmane. A la mi-août, c'est bien connu, les minets font les fous !

—  non, je ne vous mettrais pas de photo,
ni du chat, ni de ma chatte —    

Au 15 août, parce que oui c'est aujourd'hui, il se passe des choses étranges en bord de meuse qu'on appelle république d'outre-meuse, parce qu'on y dépasse facilement les bornes. On y fête marie, bien sûr, comme aux saintes et comme ailleurs. On voit des illuminés défiler devant des potales enluminées. La photo est mouillée car il pleut en averses violentes ! Attention aux âmes sensibles, les photos suivantes sont très sombres. Le ciel est gris, le ciel est noir, l'heure est grave. Simenon mène l'enquête, marianne monte au combat, notger maugrée, tchantchès est très laid, nanesse a l'air bièsse.  Les plus intrépides sont montés sur des échasses, car les caves sont inondées, la meuse va déborder, le péket coule à flots, le sirop est devenu hallal,...

C'est très mélangé par ici, populaire, bariolé, friqué, paumé, mais les gens sont gentils, je vous ai déjà dit ? Les contrastes ne font pas peur, seul le bleu vient à manquer. Dans le bus, une femme emballée voilée jusqu'au menton est assise en face d'une black en mini short sous top moulant. C'est l'été ! Sous le regard étonné du paki qui squatte le porche à côté, mon voisin a sorti sa porsche. il la nettoie avec application avant de la ranger dans son garage. On ne sait jamais qu'un chat viendrait à tomber par là. Mais on n'est pas à Yper non plus !

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Un qui ne craint pas de tomber !

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Marianne en première ligne

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L'Agent 21 au milieu des parapluies

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Dans la vie, il faut savoir prendre de la hauteur

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Avis aux amateurs, ici on aime la couleur !

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Avis aux intolérants, ici on aime les mélanges !

 

09/08/2015

Ma vie de guingois...

Parfois, je me plains de ma vie cahin-caha. Parfois, je me plais de ma vie à cache-cache. Des pavés arpentés qui font mal aux pieds, des lieux alcopette où il faut grimper, des moments suspendus à l'horloge arrêtée. Du plancher qui grince, des planches qui penchent, du pain sur la planche, des dossiers qui s'accumulent dans un ciel sans cumulus, avec et sans orage, de la pluie qui vient quand on ne l'attend pas, du soleil qui disparaît sans crier gare. Et ce Mistral qui n'arrive pas, sauf parfois en traversant le pont des Arches jusqu'à Bavière ! 

Cet été, l'ardente cité se dévoile au gré des visites, des amis qui viennent et reviennent, empruntent la voie ferrée vers la très belle gare, se détournent de l'autoroute pour se perdre dans des rues pas carrées. Chiner en Outremeuse, au coin d'une tablée se poser, contempler la Meuse, à l'écart du bruit discuter, puis le bus emprunter. La tradition respecter : les boulets, le herve et le péket, la salade au lard fumé, le boudin et le café du même nom. La tarte au riz achetée sur la Batte, avec des macarons comme à Verviers. De l'oie, comme à Visé, mais sans la manger ! D'un curry indien se régaler. D'une pizza se contenter quand on l'a vu préparer. Eviter de se poser trop de questions. Supprimer les casse-tête. Préférer la case-compte-triple sans jamais passer son tour ! Tiens, ils ont remplacé les casse-vitesse et les pavés de la rue toute défoncée. C'est bien pour rouler — à vélo — mais toujours rien pour les valises à roulettes !

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Ma vie en bleu entre les pavés du Nord !

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Franchement, ma vie est peut-être
tordue
mais j'aurai tort de me plaindre !