05/11/2017

Devinette (2)

Quelle est cette ville ?

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Le vent qui souffle là-haut n'est pas mistral...

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408 marches... à descendre

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Ça swingue par mal...

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Bleu Chagall qui passait par là...

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Perle de la Haute-Meuse !

Ici est né l'inventeur du saxophone.

Ici, de Gaulle fut blessé lors d'un grand massacre.

Ici, une abbaye a donné son nom à une bière bien connue, et de grande exportation, sans jamais la produire !

Ici, on fabrique des biscuits qui cassent les dents.

Ici, les artisans qui travaillent le cuivre
sont des... 

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Question  d'actualité :
au vu de cette oeuvre, finalement,
Miro est-il Catalan ou Espagnol ?

22:44 Publié dans Culture, Jeux | Lien permanent | Commentaires (6)

01/11/2017

Casta Diva

Les feuilles ont jauni, les pommes du pommier sont tombées. Il y a du vent et peu de pluie. Les arbres de la place sont chaque jour un peu plus dégarnis. Il y a un soleil doux qui invite à la promenade, puis un froid qui saisit. J'ai encore perdu un bout de dent, signe que ça se déglingue. Les jours raccourcissent ou c'est moi qui vieillit ? La lumière a pâli. Peut-être que l'heure a changé?  Elle est où la bonne heure, il est où le bonheur ?  —Hommage conjoint à Christophe de Carpentras et à Dany Mauro d'Hier et de Demain qui l'imite si bien— Celui-là me fait rire. Ses mots sont drôles et ces moments-là sont précieux. Ils font rajeunir.

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Où on s'aperçoit que le chantier est presque terminé, que la façade n'a pas été ravalée mais qu'on a repeint les châssis.

Donc, l'autre soir, j'ai été voir "Le Sens de la fête" au ciné haut perché de la Sauvenière. Sauve qui peut, la salle était pleine à craquer ! Et moi écroulée. De rire, bien sûr. C'est vif, intelligent, rythmé, facile parfois, subtil aussi. Jean-Pierre Bacri, qui a bien vieilli, est excellent, évidemment. Il y a aussi un jeune blanc-bec, ambitieux et prétentieux, qui me rappelle quelqu'un mais qui...? Foule de personnages décalés. Et puis, Jean-Paul Rouve qui campe un photographe qui n'a plus rien à photographier. Aux mariages, désormais, tout le monde s'improvise artiste, éphémère et virtuel. Qui regarde encore les photos de paysages, de visages et autres selfies, prises en rafale et qui font trois fois le tour du monde avant d'être rangées dans un fichier qu'on effacera un jour par mégarde ?

Photographe, ce n'est plus un métier sérieux! Pas plus que chroniqueur. Tout le monde écrit désormais sur tout et n'importe quoi. TripAdviQuoi? Tu veux pas mon avis, je le donne quand même. Imprimeur, pas mieux, on oublie. Chacun fait son tirage, sa copie, sa photocopie. Et même plus besoin de copies, on va économiser du papier et sauvegarder les forêts. Editeur serait un métier en voie de disparition. Alors, peut-être, artiste peintre, mais pour exposer où ? Encore une belle galerie qui va fermer au pied du Lubéron. Ce n'est pourtant pas que l'argent manque par là. C'est que l'envie d'être encore ému a disparu. Les temps sont révolus, tant de mystères non résolus...

Alors, profiter de chaque moment de répit comme un cadeau. Quand la douleur fait relâche, quand les nuages s'éclipsent, j'affrète mon yacht privé pour aller travailler ! Je rigole. Bien sûr, je partage avec d'autres la chance d'avoir une ligne fluviale qui m'embarque à 100 m de chez moi et me dépose à 200m du bureau. Et quand personne ne monte à bord, je profite de la grande salle pour écrire quelques notes, un bout de rapport qui ne saurait attendre. La Meuse pour moi seule, c'est assez fabuleux !

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Vue imprenable sur la Belle Liégeoise

Pourvu que ça dure ! Mais rien ne garantit que l'an prochain la navette reprendra du service, si nous sommes trop peu nombreux à savoir en profiter. En amont, entre Givet et Dinant, un beau projet de croisières ardennaises a pris déjà l'eau, faute de combattants. C'est très décourageant pour ceux qui se lancent, souvent avant l'heure.

Sinon, la vie est formidable ! Aussi quand la technologie s'en mêle ! Je n'arrête pas de m'étonner de pouvoir parler, en direct, à l'étudiante à l'autre bout de monde (avec des images assez nettes et un son très correct). Elle va bien, elle ronchonne parfaitement, elle voudrait pouvoir visiter davantage mais doit étudier de manière intensive. Les conjugaisons à décliner, la grammaire et le vocabulaire. J'imagine volontiers. L
e français me suffit pour la précision des mots, les difficultés qu'il recèle et les innombrables exceptions qu'il faut expliquer à l'étudiante italienne. Décrypter les textes du grand Georges et replonger dans le petit Robert. Ne pas nier que ça m'amuse. J'aurais dû être prof ! Et puis, é bella la vità ! L'autre soir, faute de place sur place, j'ai opté pour l'opéra de Liège, en direct, sur écran miniature avec miaulements. Le grand luxe, regarder la Norma allongée avec mes chats. Casta Diva, c'est déjà çà !

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Je vous ordonne donc la paix !

Casta Diva

Les feuilles ont jauni, les pommes du pommier sont tombées. Il y a du vent et peu de pluie. Les arbres de la place sont chaque jour un peu plus dégarnis. Il y a un soleil doux qui invite à la promenade, puis un froid qui saisit. J'ai encore perdu un bout de dent, signe que ça se déglingue. Les jours raccourcissent ou c'est moi qui vieillit ? La lumière a pâli. Peut-être que l'heure a changé?  Elle est où la bonne heure, il est où le bonheur ?  —Hommage conjoint à Christophe de Carpentras et à Dany Mauro d'Hier et de Demain qui l'imite si bien— Celui-là me fait rire. Ses mots sont drôles et ces moments-là sont précieux. Ils font rajeunir.

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Où on s'aperçoit que le chantier est presque terminé, que la façade n'a pas été ravalée mais qu'on a repeint les châssis.

Donc, l'autre soir, j'ai été voir "Le Sens de la fête" au ciné haut perché de la Sauvenière. Sauve qui peut, la salle était pleine à craquer ! Et moi écroulée. De rire, bien sûr. C'est vif, intelligent, rythmé, facile parfois, subtil aussi. Jean-Pierre Bacri, qui a bien vieilli, est excellent, évidemment. Il y a aussi un jeune blanc-bec, ambitieux et prétentieux, qui me rappelle quelqu'un mais qui...? Foule de personnages décalés. Et puis, Jean-Paul Rouve qui campe un photographe qui n'a plus rien à photographier. Aux mariages, désormais, tout le monde s'improvise artiste, éphémère et virtuel. Qui regarde encore les photos de paysages, de visages et autres selfies, prises en rafale et qui font trois fois le tour du monde avant d'être rangées dans un fichier qu'on effacera un jour par mégarde ?

Photographe, ce n'est plus un métier sérieux! Pas plus que chroniqueur. Tout le monde écrit désormais sur tout et n'importe quoi. TripAdviQuoi? Tu veux pas mon avis, je le donne quand même. Imprimeur, pas mieux, on oublie. Chacun fait son tirage, sa copie, sa photocopie. Et même plus besoin de copies, on va économiser du papier et sauvegarder les forêts. Editeur serait un métier en voie de disparition. Alors, peut-être, artiste peintre, mais pour exposer où ? Encore une belle galerie qui va fermer au pied du Lubéron. Ce n'est pourtant pas que l'argent manque par là. C'est que l'envie d'être encore ému a disparu. Les temps sont révolus, tant de mystères non résolus...

Alors, profiter de chaque moment de répit comme un cadeau. Quand la douleur fait relâche, quand les nuages s'éclipsent, j'affrète mon yacht privé pour aller travailler ! Je rigole. Bien sûr, je partage avec d'autres la chance d'avoir une ligne fluviale qui m'embarque à 100 m de chez moi et me dépose à 200m du bureau. Et quand personne ne monte à bord, je profite de la grande salle pour écrire quelques notes, un bout de rapport qui ne saurait attendre. La Meuse pour moi seule, c'est assez fabuleux !

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Vue imprenable sur la Belle Liégeoise

Pourvu que ça dure ! Mais rien ne garantit que l'an prochain la navette reprendra du service, si nous sommes trop peu nombreux à savoir en profiter. En amont, entre Givet et Dinant, un beau projet de croisières ardennaises a pris déjà l'eau, faute de combattants. C'est très décourageant pour ceux qui se lancent, souvent avant l'heure.

Sinon, la vie est formidable ! Aussi quand la technologie s'en mêle ! Je n'arrête pas de m'étonner de pouvoir parler, en direct, à l'étudiante à l'autre bout de monde (avec des images assez nettes et un son très correct). Elle va bien, elle ronchonne parfaitement, elle voudrait pouvoir visiter davantage mais doit étudier de manière intensive. Les conjugaisons à décliner, la grammaire et le vocabulaire. J'imagine volontiers. L
e français me suffit pour la précision des mots, les difficultés qu'il recèle et les innombrables exceptions qu'il faut expliquer à l'étudiante italienne. Décrypter les textes du grand Georges et replonger dans le petit Robert. Ne pas nier que ça m'amuse. J'aurais dû être prof ! Et puis, é bella la vità ! L'autre soir, faute de place sur place, j'ai opté pour l'opéra de Liège, en direct, sur écran miniature avec miaulements. Le grand luxe, regarder la Norma allongée avec mes chats. Casta Diva, c'est déjà çà !

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Je vous ordonne donc la paix !

03/10/2017

Bleu d'automne

Le long de la Durance, les pommiers sont en pommes. Par ici, le bleu est parfois gris, et les reinettes font grise mine. Pourtant, il fait chaud, très chaud, encore. Assez pour se promener, décapoter le cabriolet qui décolle (je rigole). Assez pour grimper, comme un cabri à Cabriès, sur la traverse du pied de la chèvre, j'invente rien. Té, je vous mets la photo, il y a du bleu !

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C'est une maison deux...

Prendre les chemins de traverse, retraverser la Durance, jusqu'à Lourmarin. Le joli coin, où Camus et son ami René s'étonnaient de tant de lumière, de tant de lucidité. D'une brûlure proche du soleil. Si proche, qu'il a mordu Miréio qui en mourut. Parfois, je me sens un peu fada mais rien n'est fade par ici même si on raconte beaucoup de fadaises. A Cucuron, le bassin n'est pas rond. Il me rappelle celui de Pamplemousses, sans nénuphars, sans maurice, sans ma mère, sans amertume. Juste une image. Té, la voilà !

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Carpe diem

Des images comme s'il en peignait ! Gauguin sur son île à Tahiti m'ennuie. Enfin, le film, surtout. Cassel est très crédible mais entre deux Vincent, je préfère Van Gogh. Alors, on retraverse la Durance, vers la Crau et Saint-Rémy. Au pays de Maillane et de Mistral. Près des Antiques, autour d'un cloître ancien, une chambre monacale, et un jardin. Avec des iris, des blés, des oliviers, des nuits étoilées. La folie transcendée, la lumière si proche du soleil, si paisible pourtant. On n'entend rien des cris de douleur. Les couleurs des arbres japonais, l'inspiration comme une respiration. Au pays de Vincent, des images revivent, reviennent. Séquence émotion. On n'est jamais au bout des surprises en Provence. Le pays d'où je suis d'ici.

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 Reproduction interdite

 

10/08/2017

Même pas bleu !

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Quand Liège fait son cinéma... 

14:41 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (0)

22/06/2017

Bleu Chaud

Au jour le plus long, au jour le plus chaud, je suis au Nord. Et encore un peu à l'Ouest, les idées pas toujours au clair. L'étudiante termine sa session, du Japon en passant par la Chine, voyageant entre le VIIIe et le XIe, entre musique et peinture, avec une incursion en littérature et quelques incrustations de nacre. C'est passionnant, je n'ai pas retenu tous les noms, il arrive même que je les confonde. Elle a remonté la route de la soie, bifurqué, creusé. Plongée dans le passé, immersion dans le présent, avec présentations animées, chants et vidéos. Magie de la technologie. Il me semble que c'était hier encore que je tapais mes articles, ou mes travaux de recherche, sur une olivetti à grand renfort de blanco-qu'on-appelait-typex. Et quel bonheur alors, d'avoir accès à une machine ibm-à-boule-avec-rouleau-correcteur.

Tant de choses enfouies dans la mémoire des anciens. Ce n'est pas si loin ! L'autre étudiant, pourtant savant chimiste, ne sait rien de ce qu'était le carré blanc ! Culture cinématographique, zéro. Je peux en dire autant de tous les scénarios futuristes, truffés d'effets spéciaux, que je n'ai jamais regardés. Nous vivons désormais sur deux planètes, avec absence de références communes.

L'autre étudiant, pourtant politique en devenir, ne sait rien des combats citoyens. Connaît-il seulement le mot de syndicat ? J'ai transmis un peu de ce que je savais, avec l'impression d'avoir une tâche immense pour combler tant de taches aveugles. Signe encourageant, il a pris la peine de lire les Bienveillantes. Puis, il est reparti cultiver du miel. Sa copine prépare un mémoire sur la gestion territoriale à ND des Landes. Il va la suivre, continuer à apprendre. S'intéresser aux circuits courts, à Rennes, ça tombe bien ! La relève est assurée. 

Ainsi donc, il arrive que la maison ressemble à une annexe de la fac. C'est fort réjouissant, un peu fatigant, mais je le suis tellement déjà que je ne compte pas. Il arrive aussi que je retourne dans la cité universitaire, pour me soigner, me rassurer, m'interroger. Trois ans déjà qu'on déménagea !   

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Impression que ça tangue pas mal !

10:47 Publié dans Avenir, Culture | Lien permanent | Commentaires (3)

08/12/2016

Bleù dijeù

A peine remontée, la foire démontée, voilà qu'on installe les chalets ! A Lîdje, pas le temps de s'ennuyer, faut s'amuser, c'est obligé ! Sur la place du centre, la roue tourne, les lumières scintillent. Y a de la bière et du péket pour ceusses qui en veulent. Y a surtout du boudin comme j'aime bien et le fromage de Madeleine qu'elle fait si bien. Faire un détour par les p'tits producteurs en neuvice, ça devient du vice ! Circuit court toujours, nos artisans ont du talent et les plus valeureux sont présents. Finalement, ça circule pas mal, les monnaies locales, qu'on appelle roue en Avignoùn.

Sur la place saint-bart-aussi, les guirlandes dans les tilleuls ont chassé les dernières feuilles. Nous voilà gâtées cette année ! A défaut d'un marché provençal, une sapinade à la fontaine, des lumières au balcon, de jour comme de nuit. Mais c'est Nôewell ?

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Où on voit bien le bleu et le nid

Adieu l'automne, l'hiver ici a pris racine. Le bleu de froid se glace mais aucun vent malin ne vient  chasser la pollution. Sauf un dimanche matin où la tempête annoncée a fait fuir la batte, sans autre dégât... La tornade a frappé le plat pays et épargné les plateaux. Dans ce petit royaume, les alertes météo s'avèrent aussi imprécises que les niveaux 3 et 4 d'un danger tant redouté. On se croirait dans un ascenseur de la zuidstation, jamais tout à fait certain qu'il va monter ou descendre, que la porte va s'ouvrir ou pas. L'autre jour, pour changer, on a pris les escaliers à la gare-européasche-statie, enfin sortie du chantier. Tout finit par arriver !

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Parc à souvenirs...

A Brüssel, ma belle, faire une escale en ce jour très lumineux. De japonaiseries se régaler, à boire et à manger. Des estampes, en veux-tu en voilà ! Des amies retrouvées, des complicités partagées. Ces moments-là étaient vraiment bien ! Après, bien sûr, il y a eu à gérer, interroger, décrire et souffrir. J'ai oublié de vous écrire... Dire que c'est la première fois, depuis 5 ans, que je ne suis pas à Avignon pour la fête à André ! Ne sais quand descendrai...

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Bleu japonais avec des reflets

La vie comme elle est, imparfaite