24/10/2013

Sans cervelle

Lundi, il fait étonnamment doux. Mardi, aussi. Gris et doux. Un vent du Sud-Est annonce une pluie qui va épargner le Nord. Aujourd'hui, je vais remonter, traverser la Bourgogne dorée sous le soleil d'automne, à peine roussie. Il fera vite noir. Et à mon arrivée, il fera noir et mouillé, il faut s'habituer. Demain, j'essayerai de poster ce message. Reprendre le contrôle de la machine qui a failli, défailli. Le ver était dans le fruit depuis février. Défaillance humaine qui a conduit, dans un premier temps, à abîmer le disque dur par une mise à jour inopportune. Puis, dans un second temps, à empêcher la sauvegarde des données. De toutes les données ! Noôoon ? Si !  Mais le plus drôle, vous allez rire, c'est que la clé usbé, celle qui contenait l'essentiel, ou du moins le principal, a disparu elle aussi. Fin de l'histoire, disparition de la mémoire. Ohohohooo, you don't have to go, hahaha !!! Bientôt halloween, paraît-il ...

 — photo du disque dur devenu mou —

C'est quand on se retrouve à poil qu'on s'aperçoit qu'il manque une béquille pour tenir debout ! Voilà que je me retrouve comme un poulet sans tête. La moindre info à vérifier sur Internet, un nom, une date, un site, une citation, … oups ! On est perdu. Le courriel des amis, la prose et la poésie, les photos, les graphiques, les études, les factures, un blog, plusieurs, un site et même deux, une préparation, un cours, quelques histoires au fond du placard ! Pas la peine de dresser l'inventaire, la terre s'est ouverte sous mes pieds.Tout a glissé au fond du trou. Peut-être que ça vaut la peine d'imprimer quand même ? Je me raccroche à des lambeaux de papiers éparpillés au fond des tiroirs. Il faut sauvegarder, dites-vous ? Certes oui, j'y avais songé mais jamais sérieusement étudié la question. Il faut croire que j'aime déconstruire, reconstruire. Repartir de la feuille blanche, remplir l'écran vide. La vie sans cesse recommencée.

 —photo disparue

Néanmoins, parce qu'on avance difficilement sur une patte et sans tête, je me suis dit qu'il fallait réparer. Car, non, je n'ai pas les moyens de me racheter un nouvel engin ! Et c'est là que ça devient franchement drôle. Le technicien du call-centre-d'appel-d'apple me dit qu'en réalité l'opération prend à peine une heure ! Le technicien de la fnac-de-la-ré qui n'y connaît rien me dit qu'il faut changer la carte mère, qu'il ne peut pas le faire, et que ça prendra au moins un mois s'il envoie la bête, loin, ailleurs, je ne sais pas où, mais loin. Le technicien du magasin-à-la-pomme-de-la-ville-nouvelle me dit qu'il y a plein d'étudiants et de professeurs. Seraient-ils tous en panne en même temps ? Il me dit  que ça prendra trois semaines, parce qu'il doit l'envoyer loin, quelque part waar-vlamingen-tuis-zijn de l'autre côté de la frontière linguistique. Curieusement, à la-courtine-à-côté-de-la-gare-à-très-grande-vitesse, le technicien qui fait son malin me dit qu'il n'a pas la pièce, mais qu'il pourrait faire un effort, surtout si je dois partir. Vite, je dis !

—photo d'un jeudi pas trop gris —

Trois jours contre trois semaines. Je ne m'en sors pas si mal finalement ! Savoir prendre son mal en patience, assumer ses erreurs de manipulation. Ne pas trop penser au trou béant, là juste devant. Il faut avancer, c'est une évidence. D'ailleurs, on n'a plus assez d'essence pour faire la route dans l'autre sens. C'est pourquoi je préfère le train, comme vous savez ! Et que je savoure ce moment de retrouvaille.

11:28 Publié dans Avenir, Voyage, Web | Lien permanent | Commentaires (1)

13/10/2013

Fatch'alors !

Aujourd'hui, je m'adonne à mon sport favori : écrire ! Enfin, j'essaie du moins quand le réseau veut bien. Vous me direz que je pourrais prendre un crayon et du papier. Pas faux. Mais non, je suis écologique, je ne vais pas gaspiller ! Rivée à mon écran vacillant, j'ai quand même l'impression de perdre mon temps, même en écoutant Bono-qui-chante-drôlement-bien ! Aussi, puisque le temps le permet justement, j'entreprends une activité typiquement méridionale. Etendre le linge à la fenêtre ! Là, on dirait vraiment le Sud. D'ailleurs, j'y suis et j'adore ça ! Je me sens soudain mama italienne. J'ouvre le battant, je rabats le volet, je me penche et, sur les fils tendus expressément prévus à cet effet, j'accroche les tissus mouillés qui sentent le frais. Dans une heure, ils seront secs, les bougres ! C'est le vent grand'maman, dirait ma-mémé-qui-se-tordait-les-mains. Vive l'énergie éolienne !


Je retourne à l'écran. Cette connexion décidément n'en fait qu'à sa tête. Je décide alors de porter les canettes et les verres vides dans les containers. Comme à Saint-Charles-qui-ne-fut-pas-pape, en tournant le coin de la rue. Mais rien de tout ça ici ! En face de l'appartement, de l'autre côté de la N7, il y a un ensemble d'immeubles. Hauts ! Ô combien ! Quinze étages au moins. Trois barres, harmonieusement décalées qui se fondent dans le paysage, entre la ligne ferroviaire et l'église-du-sacré-coeur-qui-fut-détruite-et-reconstruite-après-la-guerre. Autant dire que l'église, qui sert aussi de paratonnerre, se confond aisément avec les bâtiments voisins, surtout qu'un vaste parking les enserre. Ce parking est bordé d'arbres, je vous laisse deviner lesquels.


Tout autour, dans un 360° qui s'impose, on trouve une plaine de jeux herbagée, un square grillagé, une école maternelle, une cabine téléphonique, une boîte aux lettres. Sur l'avenue, un abri de bus, où deux bus au moins s'arrêtent mais pas toute la journée. Enfin, je l'aperçois discrète et mal placée ! La bulle à verre, qui n'est pas verte, qui n'est pas ronde, mais grise et carrée sans rien d'indiqué. J'ai trouvé ! En revanche, je cherche toujours la bulle à plastiques. Voilà donc un ensemble avec quelque cinq cents ménages qui ne pratiquent pas le tri sélectif ! Maigre consolation, en retraversant la route, j'aperçois un container bleu dédié aux cartons pliés et autres papiers. Chouette, je vais pouvoir y jeter tous les tracts du front-sans-nom que je n'ai pas encore reçus. Ici, comme ailleurs, il y a encore du chemin à faire. Ce soir, toutes mes pensées sont dédiées aux militants du Nord, ceux de la première heure ! Tiens, le réseau revient. Je vous embrasse virtuellement ! Du moins, j'essaie... 

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Les platanes sont des arbres précieux ...

20:10 Publié dans Avenir, Web | Lien permanent | Commentaires (0)

24/07/2013

Chaud, gris et humide ...

Ce matin, le ciel de Wallandrie ne ressemble à rien ! Rien qui ressemble à une belle photo de ciel bleu que je pourrais poster pour nous faire rêver à l'été. Pas besoin d'y rêver, vous me direz, l'été est là ! Torride depuis plusieurs jours. Caniculaire dans les maisons et les homes où il faut penser à hydrater les aînés. De quoi se plaint-on ? Sauf que dans le Sud, avec 34°, le ciel est d'un bleu profond, alors qu'ici tout est gris. Il a plu, il a tonné, sans réellement rafraîchir l'air. Tout est humide qui ressemble à un climat tropical. Les fermiers ont rentré les ballots très vite, hier soir avant l'orage. Et le champ de froment du voisin s'abîme, c'est certain, on le voit bien. Ca va encore discuter ferme cette année, à Libramont, sur la piètre qualité des récoltes. Quel noble métier que celui de la paysannerie aux prises avec le réchauffement climatique ! On a vu des révolutions pour moi que ça. 

Ce matin, le ciel de mon écran ne ressemble à rien ! Il n'est plus noir, il n'est plus gris, il est vide. Un écriteau me dit que le blog est en suspension. Ou définitivement parti voir ailleurs si j'y suis. Mais j'y étais, voyons, quelle question ! Une vie en photos, des écrits en fantaisie, ses histoires en déraison et toute mon imagination en déclinaison. Un pré carré sur lequel je me suis régalée, à la soirée sans télé, pendant trois belles années. Mais tout cela n'était que virtuel bien sûr. Aurais-je jamais l'explication du pourquoi du comment ... ou de savoir s'il a oublié de payer sa redevance ? Parce que tout devient payant maintenant !

Bientôt, vous verrez ce qui vous pend au nez ! Ainsi, depuis deux jours, mes comptes de courriel  —qu'on disait hot— ont été découplés. Un comble, vous avouerez ! C'est que big father a beaucoup de mal à suivre nos facétites sur plusieurs adresses en même temps. C'est très bête un serveur destiné à établir des liens de A vers B, puis à mesurer combien de clics sur les sites de literie, afin de vous proposer une publicité !  Il n'aime pas du tout que les liens de A, de M, de X ou de Z s'établissent au même endroit ! Il est résolument monogame et refuse l'amour à plusieurs dans le même lit !  Quel triste destin que celui des internautes aux prises avec la dictacture du tout bien pensant qui est si bien pensé pour vous ! Et qui réfléchit même à votre place, tant qu'à faire. Bientôt plus besoin de cerveau non plus !  Clic - j'aime pas !

Formaté, aseptisé, tout normaté, vous croyez que j'exagère ? A peine ! Bientôt, on ne pourra plus mettre le t-shirt de son choix au festival de son coeur ! Quoi, c'est déjà le cas, au pays kalkoen ! On a vu des révolutions pour moins que ça ... 

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Ce chat gris a chaud ... et
se fiche pas mal de la couleur de votre t-shirt !

Cette photo n'a rien à voir avec cet article. Pas
la peine de chercher à faire du lien avec ses
copains matous qui ne sont pas sur minoubook.

 

10:31 Publié dans Blog, Web | Lien permanent | Commentaires (3)